La chronique des arts et de la curiosité — 1912

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N° 2. — 1912.

BUREAUX : 106, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6e)

13 Janvier.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

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I_.e Numéro : O fr. 2 5

PROPOS DU JOUR

faut retenir, comme un heureux
Awlip^ signe des temps, le legs artistique,
5»alkêv annoncé plus loin, qui vient d'être
Ç*U»5NjtC fait à une petite ville deprovince.
L'habitude s'était beaucoup répandue de
laisser exclusivement aux grands musées des
collections qui parfois d'ailleurs ne laissaient
pas de leur causer quelque embarras. Il est
assurément naturel que les galeries nationales
soient les premières auxquelles pense un
collectionneur qui veut laisser quelque ou-
vrage célèbre ou rare. Mais, à côté de ces
ouvrages d'exception, il en est d'autres qui
peuvent offrir un intérêt de premier ordre
pour une ville provinciale, et il est intéres-
sant de voir un amateur compléter cet élé-
ment d'éducation en y ajoutant, à l'aide
des meilleurs moyens de reproduction, un
résumé de l'histoire de l'art.

Tout le monde sait comment la ville de
Bayonne, de son côté, tient d'un de ses illustres
enfants un musée qui est d'une grande valeur.
11 le lui a donné de son vivant, il s'est dépossédé
en sa faveur d'une part importante de ses
collections. Il a ainsi marqué à sa ville natale
sa reconnaissance et son attachement. Et il
l'a dotée en même temps d'une richesse artis-
tique qui ajoute au charme de la cité, qui
éveille la curiosité du voyageur, qui entre-
tient chez toute une population le goût et le
culte de la beauté.

On ne peut que se réjouir de voir se déve-
lopper cette tendance à faire revivre d'une
vie plus intense les paisibles musées dépar-
tementaux. Dans un temps où l'on parle
beaucoup de centralisation et de régiona-
lisme, il est heureux que l'on songe à laisser
aux arts jouer leur rôle dans cette entreprise.
H serait exagéré de vouloir que chaque ré-

gion pût se suffire à elle-même et se passer
de la connaissance de ce qui l'entoure. Ce
particularisme aurait autant de torts que
l'excessive centralisation. Mais chaque région
a son caractère, son existence propre, son
passé; elle a ses gloires locales. Ce serait une
heureuse tradition, si tous ceux qui peuvent
le faire par leurs dons ou leurs legs s'occu-
paient de vivifier la vie artistique de leur
province.

->5 c a :-: *» w--

NOUVELLES

*** Par arrêté en date du 5 janvier 1912,
pris sur la présentation du Conseil supérieur
de l'enseignement des Beaux-Arts, M. Au-
guste Leroux, correcteur à l'Ecole Nationale
des Beaux-Arts, a été nommé professeur de
dessin au même établissement (section de
renseignement simultané des trois arts).

*** Le Conseil supérieur de l'École des
Beaux-Arts vient de décider qu'un cours
spécial de peinture à fresque serait ouvert
cette année à l'école. Ce cours sera réservé à
un petit nombre d'élèves, désignés par les
chefs d'atelier parmi ceux qui auraient donné
des preuves de leurs aptitudes particulières
pour l'art décoratif. M. Paul Baudouin a été
désigné pour donner cet enseignement pra-
tique.

*** Par arrêté du ministre de l'Instruction
publique et des Beaux-Arts en date du
30 décembre 1911, sont nommés : adminis-
trateur de la bibliothèque, des archives et du
musée du théâtre national de l'Opéra, M.
Barrés, antérieurement archiviste; bibliothé-
caire en remplacement de M. Ch. Malherbe
décédé, M. Delcoux, dit Martial Ténéo ; ar-
chiviste, M. Henri Quittard; commis, M. Laf-
fargue.

**# Le Comité de la Société des Artistes
français, réuni au Grand-Palais des Champs-
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