La chronique des arts et de la curiosité — 1912

Page: 89
DOI issue: DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cac1912/0099
License: Free access  - all rights reserved Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
N° 12. - 1912. BUREAUX : 106, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6«)

23 Mari

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS

PARAISSANT LE SAMEDI MATIN

Les abonnés à la Gazette des Beaux-Arts reçoivent gratuitement la Chronique des Arts et de la Curiosité

Pris: de l'abonnement pour un an

Paris, Seine et Seine-et-Oise. ... 10 fr.
"Départements........... 12 fr.

Étranger (Etats faisant partie de
l'Union postale)......... 15 fr.

Le Numéro : O fr. 25

PROPOS DU JOUR

a municipalité de Dijon a récem-
ment adopté un voeu aux termes
duquel elle demande le transfert
de l'École des Beaux-Arts dans les
bâtiments devenus disponibles de l'ancien
évêché. Ce vœu a été voté à l'unanimité, tant
il a paru important à la fois pour l'École des
Beaux-Arts et pour les intérêts généraux de
la Ville.

Il y a, en effet, deux raisons de premier
ordre pour que la Ville désire trouver un
emplacement convenable à l'installation de
l'École des Beaux-Arts. D'abord, dans l'état
actuel des choses, la présence de l'École dans
les locaux voisins du musée est un danger
permanent. Pour ne citer qu'un fait, la classe
d'architecture se trouve située au-dessus
d'une des salles principales, et, il y a quel-
ques années, le feu, ayant éclaté da«as cette
salle, menaça tout le bâtiment. On jugera
mieux encore du danger de cette organisation
si l'on se souvient que le musée de Dijon est
une de nos galeries provinciales les plus
riches et les plus sûrement destinées à s'ac-
croître de dons nouveaux : il a besoin à la
fois d'avoir la sécurité et de pouvoir s'a-
grandir.

En outre, l'installation de l'École, telle
qu'elle est à l'heure présente, est absolument
insuffisante. Les s-alles d'étude, placées sous
les toits, manquent d'air et de lumière; pen-
dant l'été elles ne rendent pas le travail très
facile ni bien agréable aux étudiants et aux
maîtres ; en tous temps, elles sont mal com-
modes.

On devine, dans ces conditions, quel intérêt
s'attache au projet de la municipalité. Il
promet une amélioration sensible à l'École
nationale des Beaux-Arts installée clans la

ville : il promet au musée une sécurité de-
venue indispensable. La seule difficulté à la
réalisation de ce projet vient de ce que le
département de l'Instruction publique s'était
déjà fait attribuer par décret une partie des
jardins de l'ancien évêché afin d'y créer un
jardin botanique. On veut espérer que les
pouvoirs publics auront à cœur de mettre fin
à ce conflit, de donner à l'Université des es-
paces faciles à trouver ailleurs, d'assurer
à la fois l'installation de l'École dès Beaux-
Arts et la sauvegarde du musée.

NOUVELLES

*** Un décret du Président de la répu-
blique en date du 9 mars courant prescrit
l'inscription sur les plaques placées dans la
rotonde de la galerie d'Apollon en l'honneur
des principaux donateurs du Louvre, des
noms de :

1911. — M. J. Pierpont-Morgan ;

1912. — M. Léon Bonnat.

#** Par arrêté du ministre de l'Instruction
publique et des Beaux-Arts en date du
18 mars, pris sur la présentation du Conseil
supérieur de l'enseignement des Beaux-Arts
etsur la proposition du sous-secrétaire d'Etat,
M. Renard (Emile), artiste peintre, a été
nommé professeur à l'Ecole nationale des
Beaux-Arts (cours du soir), en remplacement
de M. Tony Robert-Fleury, décédé.

#** Par décret en date du 12 mars, le
nombre des membres du Conseil d'enseigne-
ment supérieur du Conservatoire national de
musique et do déclamation (section des études
musicales) nommés par le ministre et choisis
en dehors du Conservatoire, est porté de
quinze à seize.

*** Le peintre Poilpot vient de recevoir de
l'administration des Beaux-Arts la com-
mande, pour le musée de Versailles, d'un ta-
loading ...