La chronique des arts et de la curiosité — 1912

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N» 32. - 1912. BUREAUX : 106, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6e) 19 Octobre.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

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Le Numéro : O fr. 2 5

PROPOS DU JOUR

Ç?ïyJij^ES j°urnaux ont annoncé que le
'îrlffyd délégué général en Perse du mi-
nistère de l'Instruction publique
\^£r^QJl et des Beaux-Arts avait donné sa
•démission. L'entreprise qui lui avait été con-
fiée est ancienne. Voilà quinze années que le
gouvernement avait eu l'idée heureuse de
faire procéder sur place à des études aussi
•complètes que possible. Il ne s'agissait pas
exclusivement d'archéologie : la mission en-
voyée alors avait pour tâche d'étendre ses
recherches à tout ce qui touchait l'histoire et
la géographie, la géologie, l'histoire natu-
relle, la linguistique. On a pu juger par les
expositions qui ont eu lieu au Louvre, au
Muséum, ailleurs encore, de ce qui a pu déjà
être accompli de ce grand programme.

Au moment où le délégué général renonce
à sa tâche, il est permis de regretter les dif-
férends qui trop souvent mettent aux prises
l'administration centrale et les hommes char-
gés par le gouvernement de missions spé-
ciales. D'une manière générale et sans entrer
dans le détail du débat particulier, il existe
dans notre pays de regrettables habitudes
d'esprit, toutes les fois qu'il s'agit d'un man-
dat un peu large donné à un chef de mission
à un délégué général, à un inspecteur. Il est
naturel que le gouvernement exerce son con-
trôle, et, quitte à voir ses appréciations re-
dressées par l'opinion s'il y a lieu, soit !e
juge suprême. Mais il est vraiment superilu
-qu'il applique à sa surveillance des règles
inutilement étroites, surtout à une époque où
l'on prétend encourager les initiatives, éveil-
ler le sentiment des responsabilités, et donner
à nombre d'institutions une sorte d'auto-
nomie.

Les coutumes du contrôle parlementaire ne

paraissent pas sur ce point, comme sur d'au-
tres, très heureuses. Alors que dans beaucoup
de cas il s'exerce avec une grande négligence
ou même avec une certaine complaisance, il
devient volontiers, en d'aulres cas inopinés,
d'une minutie tracassière. Il existe tout un
formalisme qui a sans doute ses raisons
d'être, mais qui devient superflu, et qui peut
devenir gênant si on l'impose à des hommes
à qui l'on demande par ailleurs beaucoup
d'efforts et de travaux. L'idée que tous les
rouages d'une administration sont pareils
et qu'ils réclament un contrôle uniforme est
simpliste est fausse. Il y a beaucoup de cir-
constances où, pour mener à bien une œuvre,
il est besoin d'une certaine liberté d'action.
Un Etat trop centralisé, bureaucratique et
d'esprit contrôleur, la refuse; et c'est en beau-
coup de cas une infériorité. Là où il accorde
la confiance, et où il impose la responsa-
bilité, il faut qu'il consente à la contre-partie,
qui est l'autorité et le droit à l'initiative.

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NOUVELLES

#** Ont été inaugurés pendant la dernière
quinzaine :

Le 6 octobre, à Thiaucourt (Meurthe-et-
Moselle), un monument à la mémoire du
général Glinchant.

Le même jour, aux Angles (Vaucluse), un
monument à la mémoire d'Armand de Pont-
martin, œuvre du sculpteur Ruffier.

*** Le 16 octobre a eu lieu par le président
de la République, l'inauguration du nouveau
palais de la Cour des Comptes. Œuvre de
l'architecte Guadet, membre de l'Institut,
il renferme diverses œuvres d'art : dans
l'escalier d'honneur, un bas-relief de M. Blan-
chot et deux statues, La Justice et La Loi, de
M. Vernhes ; un plafond de M. Gervex enca-
dré de bas-reliefs de M. Gauquié ; un buste
de la République du sculpteur Vermare déco-
rant la grand'chambre; etc.
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