La chronique des arts et de la curiosité — 1913

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N° 7. — 1913. BUREAUX : 106, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6e)

15 Février.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

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Le USTiainéro : O fr. 25

PROPOS DU JOUR

(Jw^Ïj^'a Gazette des Beaux-Arts a eu
éUirfxïî occasion, au début de cette année,
tolî^Si ^e Par^er à ses lecteurs de l'œuvre
vzS5Ê4i5 si curieuse et si originale de Fran-
çois Bonhommé. La dispersion de quelques-
uns de ses ouvrages pose quelques questions
de méthode administrative qu'on ne saurait
laisser en suspens. Ce fut là une aventure
étrange et d'où il y a une leçon à tirer.

On sait que Bonhommé avait exécuté un
■grand travail sur la demande de l'Etat :
c'était une commande officielle payée, des-
tinée à l'Ecole des Mines et qui constituait
un ensemble de documents intéressants pour
l'histoire du travail dans notre pays. Or ces
toiles de grandes dimensions et d'une valeur
■artistique incontestable ont pu disparaître,
être détruites même, sans que personne le
sût. Il a fallu la curiosité attentive d'un his-
torien qui avait vu il y a quelques années
l'œuvre de Bonhommé pour qu'on s'aperçût
qu'elle s'était évanouie. N'y a-t-il donc jamais
d'inventaire ni de contrôle? Et l'Administra-
tion n'a t-elle pas eu la pensée de chercher
comment les toiles de l'Ecole des Mines
avaient péri?

En tout cas, il importe de préserver ce qui
reste de Bonhommé à l'École du Génie mari-
time à Paris et de retrouver sans retard ce
qui doit exister ailleurs, ainsi qu'en font foi
■les commandes de l'Arsenal de Cherbourg. On
a beau ne pas attacher trop d'importance à
ce que fait l'État dans le domaine des arts, à
•ce qu'il achète, à ce qu'il commande; il est
un peu surprenant qu'il se désintéresse si
facilement de ce qu'il a fait lui-même. Il est
inconcevable qu'une Ecole nationale soit un
asile si peu sûr pour les œuvres d'art qu'elle
renferme et que cette École en dispose à son

gré, les néglige pendant des années et finisse
par s'en débarrasser. Il est inadmissible
enfin qu'un artiste qui a eu de la conscience,
de la sincérité et du talent ait travaillé
toute sa vie et forcé l'attention de ses con-
temporains sans qu'on sache même cinquante
ans après où se trouvent les œuvres com-
mandées par l'État.

nouvelles

**# Le Congrès dps Sociétés d'histoire de
Paris que nous avons annoncé récemment (1)
s'est tenu à Paris du 12 au 15 février. Les
communications suivantes ont été faites dans
les sections d'archéologie et de Beaux-Arts :

D1' Capilan, Les Premiers habitants de Pa-
ris ; — Dv Capitan et Ch. Magne, Histoire de
la céramique commune du vieux Paris ; —
Dr Daily, Iconographie de Belleville ; — Jar-
ry, L'Hôtel ci devant du président Rolland,
quai de la Tournelle ; — Lefebvre des Noet-
tes, Ferrures de chevaux dites gallo-romaines
conservées au musée Carnavalet ; — P. Ma-
moitan, Contribution à l'histoire des Tuile-
ries sous Napoléon Ie' ; P. Combes, Biblio-
graphie géologique el préhistorique du sol de
Paris ; — Dr Daily, L'Hôtel de Condé et la
construction de VOdéon ; — Fegdal-Mascaux,
Les vieilles Enseignes et l'Enseigne moderne ;
— Jules Guiffrey, L'Architecte Adiien Dela-
mair et l'Hôtel Soubise ; — Dr Larrieu, Jean
de Gisors, architecte ; — Emile Rivière, Con-
tribution à l'étude de l'époque romaine à Pa-
ris et Les Lieux-dits parisiens.

Dans la section d'histoire, on a, en outre,
entendu des communications de M. Adrien
Blanchet sur Zes Projets de reconstruction du
pont Marchand ; — de M. Leroux-Cesbron
sur L'Architecte de Bagatelle; — de M. Tes-
son sur Le Pont-au-Double ; — de M. Emard
sur La Maison du Ghâteau-Frilleux, rue de
Jouy.

(1) V. la Chronique des Arts du 25 janvier, p. 26.
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