La chronique des arts et de la curiosité — 1914(1916)

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N” 7. — 1914.

BUREAUX : ioô, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6e)

14 Février.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

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Le Numéro O fr. 2 5

PROPOS DU JOUR

8®» a question du musée du Luxem-
fsî) bourg n’est pas encore réglée. Elle
vient même de subir un nouvel
ajournement. La Chambre, invi-
tée cette semaine à la discuter, a, en effet,
décidé d’attendre encore. Accaparée par l’exa-
men du budget, elle n’a pas voulu interrom-
pre sa course rapide, même en faveur du
Luxembourg. Les orateurs inscrits sont nom-
breux, le débat promet d’être assez long.
Dans ces conditions, la Chambre souhaite
avoir les loisirs nécessaires.

On ne se plaindra pas que la discussion
soit approfondie, pourvu qu’elle ait lieu.Mais
il serait déplorable que, sous prétexte de ne
pas assez étudier le problème, le Parlement
le renvoyât sans délai. En réalité, il n’est pas
besoin d’une si longue controverse : s’il est
une question connue, c’est bien celle du mu-
sée du Luxembourg. Il y a d’abord un point
bors de conteste : c’est que notre galerie de
peinture et de sculpture modernes ne peut
rester là où elle est. La place manque, les
œuvres nouvelles deviennent chaque jour
plus difficiles à exposer. Tous les rappor-
teurs du budget des Beaux-Arts, tous les ora-
teurs qui ont pris la parole dans la discussion
de ce budget depuis quinze ans et plus ont
affirmé la nécessité d’agrandir le Luxem-
bourg. Tous ont fait remarquer avec mélan-
colie comment nous traitions les œuvres
d’art modernes, alors que les capitales étran-
gères leur offrent une brillante hospitalité. La
cause est entendue.

Or, de l’avis unanime, le transfert du musée
du Luxembourg dans les bâtiments jadis
occupés par le séminaire de Saint-Sulpice est
la solution la plus pratique. C’est celle qui
coûtera le moins cher, puisque l’Etat se

trouve en possession de ces bâtiments. C’est
celle qui maintiendra le musée dans le même
quartier, tout en lui assurant toute la place
nécessaire. Enfin, et c’est un argument capi-
tal, c’est la plus rapide de toutes. Si l’on
abandonnait ce projet qui semblait admis, on
irait à l’aventure. Qui ne sait quels atermoie-
ments exigera une étude nouvelle de la ques-
tion, un examen de projets variés et coûteux,
un choix entre ces projets ? Qui ne sait que
si l’on se décide à bâtir, et si l’on grève le
budget, c’est un ajournement aux calendes
grecques ? Pour toutes ces raisons, il est dé-
sirable que la Chambre en finisse sans retard
et adopte un projet connu, discuté et accepté.
Les artistes et l'opinion publique attendent
cette solution.

NOUVELLES

*** Par décret en date du 11 février, rendu
sur la proposition du ministre de l’Instruc-
tion publique et des Beaux-Arts, M. Georges
Costeau, artiste peintre, membre de la Société
Nationale des Beaux-Arts, a été nommé che-
valier de la Légion d’honneur.

*** Mme Jules Claretie vient d’offrir à l’Etat
le portrait de son mari, par Benjamin Cons-
tant, exécuté en 1893. Il sera sans doute placé
au musée de Versailles.

*** Dans sa séance du 30 janvier, la Com-
mission des monuments historiques a classé
à l’unanimité la Chancellerie d’Orléans, que
devait renverser la voie nouvelle projetée
entre la rue Groix-des-Petits-Champs et la
rue de Valois.

La Gazette des Beaux-Arts publiera pro-
chainement une étude sur ce magnifique
hôtel, un des plus admirables du xvm» siècle.

*** Le bas-relief dont nous avons parlé
dans notre dernier numéro, érigé à la mé-
moire du regretté Jules Macieî, et qui est
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