Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 21.1880

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LE PORTRAIT DE M1LLEVOYE

l’Ali PRUD’HON

n double intérêt s’attache au portrait
dont nous donnons ici une reproduction,
gravée par la pointe habile de notre col-
laborateur M. Gilbert. D’abord c’est une
œuvre inédite, nous pouvons même dire
inconnue, de notre grand Prud’hon, dont
le génie est si universellement apprécié
aujourd’hui que rien de ce qui y touche ne
nous laisse indifférents ; de plus, c’est le
seul portrait authentique d’un poète qui,
s’il ne compte pas parmi les grands de ce
siècle, a, du moins, donné une note à part, la note de la tendresse élé—
giaque.

Le seul portrait de Millevoye qui fût jusqu’à présent signalé est un
portrait à l’âge de douze ans. Un autre, que nous a fait connaître une
communication obligeante de M. Paul Lacroix1, se trouve dans une gra-

vure de Gautier, faite pour la première édition des Élégies de Millevoye
intitulée : Élégies, suivies d'Emmu et Éginard, poème, et d autres poè-
mes la plupart inédites, par Charles Millevoye (Paris, Rosa, 1S12.
In-18 de 221 pages). Cette gravure porte pour légende : La Chute des
feuilles, et fait face à la célèbre élégie qui venait d’obtenir tant de
succès, après avoir élé couronnée aux Jeux Floraux, et qui est, avec le

CM. Paul Lacroix ne nous en voudra pas de dire que, mieux préparé que per-
sonne par sa longue admiration pour le poète, il avait écrit une notice développée sur
Millevoye, pour l’édition des œuvres récemment publiée par M. Quantin. Cette notice,
imprimée, mais non publiée, par suite de l’intervention injustifiable d’un des membres
de la famille Millevoye, contenait les renseignements les plus complets et les plus
étendus sur la vie et les œuvres de Charles Millevoye.
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