Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 21.1880

Page: 284
DOI issue: DOI article: DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/gba1880_1/0297
License: Free access  - all rights reserved Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
CORRESPONDANCE D’ALLEMAGNE

I

LA GALERIE NATIONALE DE L’ART, MODERNE

A BERLIN

CfOTWÏMS

Notre art allemand moderne s’est présenté à vous
à l’exposition de 1878, et a trouvé chez vous une très
juste critique et une très juste appréciation. Les articles
bien informés dus à la plume de M. Duranty et parus
dans la Gazette ont laissé un excellent souvenir chez
nous. Si cette exposition a fait reconnaître l’importance
d’un vif échange d’idées et d’une communication réci-
proque dans le domaine des beaux-arts, je puis espérer
que les quelques lignes que je vous envoie sur le mou-
vement de l’art à Berlin ne trouveront pas vos lecteurs
absolument indifférents.

Je voudrais vous donner une esquisse de l’organi-
sation de la culture des arts, telle qu’elle est dirigée ici
par l’Étal, et tout d’abord des musées royaux, de l’in-
stallation, du but et du développement de leurs collec-
tions, en même temps que des diverses institutions qui
s’y rattachent. L’institution qui, par sa fondation, ses
tendances et son caractère, est la plus populaire et
prouve le mieux l’esprit progressiste de notre état mo-
derne, c’est la Galerie nationale d’art moderne. Aussi
le gouvernement en a compris toute l’importance, et il
a reconnu la nécessité d’y porter tous ses soins. Mais
— chose assez significative — l’initiative n’en provient
pas de l’État, mais d’un patriote amateur des arts, de
feu M. le consul Wagener. C’était en '1861 que celui-ci
légua par testament au prince régent, aujourd’hui l’em-
pereur Guillaume, sa collection choisie de maîtres modernes, surtout mais non exclu-
sivement allemands, avec la seule condition qu’elle resterait ouverte à l’étude du public.

«iflÀfii DEL

LA CAPTIVITÉ,

par Overbeck.
loading ...