Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Pér. 22.1899

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AUTOUR DE DONATELLO

UNE NOUVELLE HISTOIRE DE LA SCULPTURE FLORENTINE

(DEUXIÈME ET DERNIER ARTICLE I)

« Ancora ho veduto, in una temperata
luce, cosc scolpUe molto perfette... »

(Lorenzo Giiiberti, Commentario III0.)

Il n’est pas permis de douter que, dès le début du xve siècle,
les sculpteurs toscans n’aient connu et pratique des œuvres antiques.
Ghiberti nous a dit son admiration respectueuse pour l’orfèvre alle-
mand qui vint mourir sur une montagne d’Italie ; mais, en recueil-
lant le témoignage rendu par le sculpteur des portes du Baptistère
au Golonais anonyme, comme aux vieux peintres de Florence et de
Sienne, nous devons nous souvenir que, si les aperçus du maître
sur les artistes qui ont été ses contemporains et ses prédécesseurs
occupent une partie de son second Commentaire, le premier tout
entier est une histoire sommaire de l’art chez les Grecs, et le troi-
sième est un hymne presque religieux en l’honneur des statues qui,
de toutes parts, surgissaient alors du soi de l’Italie. Les œuvres de
sculpture dont Ghiberti a pieusement contemplé la perfection mer-
veilleuse, «dans une lumière tempérée », ce sont des antiques. Ainsi,
la statue trouvée à Sienne et qui souleva dans la ville un tel élan

1. Voir Gazette des Beaux-Arts, 3e pér., t. XXII, p. 241.
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