Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Pér. 34.1905

Seite: 177
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Le nom de Drouais a été illustré par Hubert, par son lils
François-Hubert, et par Germain-Jean son petit-fils.

A part une étude fort intéressante, quoique à mon gré un
peu succincte, deM. Prosper Dorbec, parue récemment dans la Revue
de T art ancien et moderne', rien, ou presque rien, n’a été publié sur
les deux premiers. Les notices très courtes que leur consacrent les
dictionnaires biographiques ont emprunté leur substance à deux
articles du Nécrologe écrits en 1767 et 1775 ; or, dans ces éloges du
xvme siècle, la phraséologie élégante et laudative tient tant de place
qu’il n’en reste plus pour l’exposition des faits ; ces notices nous
apprennent donc peu de chose. L'Histoire des peintres de Charles
Blanc accorde seulement quelques lignes à François-Hubert, et
encore en appendice ; quant à Hubert Drouais, l'historien paraît
l’ignorer.

D’ailleurs, pendant longtemps ces peintres ont été tenus en
médiocre estime. On les a d’abord proscrits au temps où les saines
doctrines condamnaient « le faux goût du xvni° siècle » ; plus tard,
on les a dédaignés, comme ayant peu de valeur par eux-mêmes.
Ainsi les frères de Concourt, dans leur livre sur la Dubarry, avan-
cent, en toute tranquillité, que les portraits de François-Hubert
«sont d’assez médiocres peintures » et le Dictionnaire Larousse, s’au-
torisant d’une boutade de Diderot, aboutit aux mêmes conclusions.

1. N° du 10 décembre 1904, p. 409.

xxxiv. — 3” PÉRIODE.

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