Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Pér. 34.1905

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LES TROIS DROUAIS

(troisième article1)

FRANÇOIS-HUBERT DROUAIS (1727-1775)

L’humble imagier
qui dormait à Rouen,
dans le cimetière Saint-
Maclou, pouvait être
fier de ses descendants.
Déjà son fils était arrivé
à la fortune, à la re-
nommée, à tout ce que
pouvait légitimement
ambitionner un peintre
ordinaire du Roi. De-
vant le petit-fils, Fran-
çois-IIubert, nous al-
lons voir poser les plus
grands seigneurs du
royaume, les favorites,
les princes du sang, le
monarque lui-même.
François-Hubert fut le plus illustre de la famille. Il n’eut de son
temps aucun rival sérieux dans les portraits de femmes et d’enfants.
Diderot avoue, vers 1763, que « Drouais peint bien les petits en-
fants », et Grimm, après avoir vu le portrait de Mmo de Pompadour,
s’écrie : « Toutes nos femmes voudront désormais être peintes par
Drouais ! »

Des premières années de cet artiste nous ne savons que ce qu'en
rapporte le Nécrologe de 1775-76. Il était, comme on Fa vu, fils de

d. V. Gazette des Beaux-Arts, 1905, t. II, p. 177 et 288.
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