Langlès, Louis Mathieu
Monuments anciens et modernes de l'Hindoustan décrits sous le double rapport archeologique et pittoresque: et précédés d'une notice géographique, d'une notice historique, et d'un discours sur la religion, la législation et les moeurs des Hindous (Band 1) — Paris, 1821

Page: 14
DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/langles1821bd1/0037
License: Public Domain Mark Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
NOTICE GÉOGRAPHIQUE

§■4- Divisions politiques actuelles'.

Les divisions politiques de rHinsdoustàn sont pour le moment aussi fixes,
aussi déterminées que ses divisions naturelles nous ont paru en général va-
gues et incertaines; enfin il nous sera d'autant plus facile de les tracer que
l'ambition toujours croissante des Anglais, et leurs succès incalculables, ont
prodigieusement simplifié cette partie de notre travail.

L'empire mogliol a disparu entièrement, ainsi que les principaux auteurs
de sa ruine; et quoique les couleurs de la carte indiquent huit puissances,
dont sept indigènes, et auprès desquelles les Anglais entretiennent un rési-
dent, savoir, i° le peychouah des Mahrattes occidentaux, i° le radjah des

au sud, Avanti, Hamâdra Malaya ( le Mala-
bar ) , Riche'ia-mouka , Tchitrakouta , Mahâ-
rnnya ( le Maïssour ), Kântchî (Gingi), Sinhala-
kankaria, le Konken, Kavâri, Tamraparni,
Lanka (Ceylan), Trekouta. Dans le Naïrita
Kôna, Drâvira (le cap Comorin ) , Anarta,
Mahâràchtra ( les Marhattes), Roïvata, Ya-
vana, Palhava, Sindhou; à l'ouest, Iloïhaya,
Astadri, Malatcha, Vâsa-Chaka. Dans le Vâyou
Kôna (angle du Vent), Goutdjarâlhi, 'Nata,
Djalandhara; au nord, Tchina (la Chine),
Ne'pâla, Houna, Rakaya, Mandara, Gandhara ,
Himalaya, Kroantcha , Gandhamadana, Ma-
lava, Railacha, Madra, Kachmîra, Mlatchha
Khaça. Dans l'Icliâna Kôna sont : Souaharna-
Bhouma, Gangâdouâra, Tankana , Valhika,
Brahmâ-poura Kirâta, Darada, etc. Les rois
qui régnoient au centre de ces contrées se dis-
tinguoient par le titre de Nara pati; ceux du
nord, échoua pati; et ceux du sud, Gadja
pati.

11 est presque inutile de rappeler ici que les
Hindous donnent à la presqu'isle de l'Inde,
depuis la pointe du cap Comorin jusqu'à la
Nerbedah, le nom de Dakchinâ (droite); les
Moghols ou conquérants musulmans ont méta-
morphosé ce mot en celui de Dekhan, et comme
ils n'ont pas poussé leurs conquêtes dans la
presqu'isle au-delà des bords du Roleroune,
ils ont aussi fixé là les limites du Dekhan. Le
Di âvidha , qu'on prononce Drâvira , est, com-

me on l'a déjà vu page 7, une subdivision du
Dakchinâ. Le côté de Tchola-mandalam ( pays
de Tchola), autre division du Dekhan, ren-
ferme le Tonda-mandalam, nommé actuelle-
ment Arcale, lequel s'étend depuis Tchedenber
(Chalembrom) jusqu'à Parheya-khanda (pays
forêt), nommé communément Paliacate. Ke-
rala est le nom indien de ce canton occidental
situé au-dessous des Ghattes, qui renferme le
Travacor, le Malabar , le Ranara, le Ronkan.
Paraçou-râma, juché sur le sommet de monta-
gnes qui étoient alors au milieu de flots, de-
manda un nouveau pays au dieu de l'océan :
celui-ci mit à sec une grande étendue de ter-
rain qui se trouva bientôt peuplé de sauvages.
Paraçou-râma leur apprit à chasser, et à faire
différents travaux domestiques. On trouve en-
core au midi, Malaya (la côte Malabare) Râ-
licata (Calicut), Dhermapatnam , place autre-
fois importante entre Calicut et Cananor, etc.
et enfin l'Yamyodoudhi ( la mer d'Yâma, dieu
des enfers); c'est, la mer méridionale. Au sud-
ouest , Rambodja , Yavâna-mârgana ( les habi-
tants du défilé qui conduit chez les Grecs de
la Bactriane). Au nord-ouest, beaucoup de pays
dont les noms samskrits ne présentent aucun
rapprochement avec ceux qui nous sont con-
nus. Comme cette nomenclature, dépourvue
de synonyme, n'offriroit aucun intérêt, nous
terminerons cette note par offrir les rensei-
gnements qui nous ont paru les moins vagues.
loading ...