Zakład Architektury Polskiej i Historii Sztuki <Warschau> [Editor]
Biuletyn Historii Sztuki i Kultury — 11.1949

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RESUMES

JAN BIAŁOSTOCKI: LA HARPE DE DAVID ET LE MARTEAU DE TUBALCAIN
Dans la Bible du 2-e quart du XII-e siecle, qui se trouvait jusqu'a la seconde
guerre mondiale dans la Bibliotheque du Seminaire de Płock, on voit une
miniature adornant le commencement du Psautier. Elle represente le roi
David jouant de la harpe, accompagne de trois autres personnages, dont
un joue des clochettes, un autre bat 1'enclume, un troisieme tient dans ses
mains un objet difficile a identifier. David et le joueur des cloches occupent la
partie superieure de Timage. tandis que les deux autres personnages sont situes dans
sa partie interieure. On a juge ceux-ci elements d'une scene de genre, qui eut re-
presente un atelier d'orfevre.
L'auteur tache de prouver, qu'il s'agit dans le cas de cette miniature d'un „con-
cert"; ce serait la scene traditionelle de David jouant, entoure de musiciens. La
composition etonne par son caractere inaccoutumś, le roi etant prive de sa place
habituelle au centre de I'image. L'homme qui bat Tenclume parait etre le fameux
'nventeur de la musiaue selon la Bible — Tubalcam. On voit done outre David: un
representant de la musique (Tubalcam), une figure allegorique (avec des clochettes,
cf. Chartres, Laon) et un personnage jouant de la „syrinx" ou d'un instrument a per-
cussion difficile a determiner.
La composition etrange du „concert", la part bizarre qui pourrait y etre jouee
par le batteur de Tenclume, s'il s'agissait d'une scene reelle, nous permet d'attribuer
l'oeuvre en cause a un miniaturiste d'un centre peripherique. Les manuscrits enlu-
mines et les ivoires lui servirent de sources d'inspiration; il formait a l'aide des ele-
ments empruntes un ensemble nouveau, prive de sens du reel, mais doue d'une am-
biance vraiment musicale. Les musiciens semblent etre representes au moment ou
1'un d'eux a sonne le ton et les autres l'ecoutent attentivement pour accorder les
instruments.
Un certain primitivisme, le manque de consequence dans la juxtaposition
des elements de Timage, une certaine force d'expression naive, comfirment la suppo-
sition exprimee deja, que la miniature fut cxecutee en Pologne.

PROF. F. DETTLOFF: GUY STOSZ A-T-IL EXECUTE L'AUTEL DE SCHWAZ?
Prof. F. Dettloff discute la maniere dont M. S. Szymański a interprete une
note archivale, signee par Guy Stosz, qui date de 1503 et se rapporte a l'execution
de l'autel de Schwaz (B. H. S. K. 246'—266). M. S. Szymański, faute de bien com-
prendre cette note, ecrite en vieil allemand, soutient, que Guy Stosz ne fit que con-
tracter l'execution d'un autel a Schwaz, qu'il n'executa jamais. M. F. Dettloff rectifie
la fausse interpretation de M. Szymański, en demontrant que cette note est l'acquit
d'une somme reęue par Guy Stosz pour une oeuvre deja executee. M. F. Dettloff publie
la reproduction de deux statues provenantes de l'eglise de Schwaz, incorporees actuelle-
ment dans la collection Colli d'lnnsbruck. Le style de ces sculptures est celui du re-
table do Notre Dame de Cracovie, ce qui permet de les attribuer a Guy Stosz.
Z. ŚWIECHOWSKI: LES PEINTURES DES AUTELS DE KALISZ, DE KOŚCIAN
ET DE SULECHÓW EN RAPPORT AVEC LE PROBLSME DU MAITRE
DE GOŚCISZOWICE
L'auteur conclut que l'autel de Kalisz provient sans doute de l'atelier du Maitre
de Gościszowice. Les differences entre cet autel et le polyptyque de la Legende de
S-te Catherine d'Alexandrie, contredisent la these jusqu'a present acceptee, qui attri-
bue les deux ouvrages au meme peintre.
La comparaison de l'autel de Sulechów avec les ouvrages incontestables de
l'atelier du maitre silesien, confirme la supposition de sa provenance de cet atelier.
L'analyse des peintures de Kościan a donne un pareil resultat. Jugeant d'apres le
style de ces trois creations, on parvient a la conclusion que l'autel de Kalisz en est
chronologiquement le dernier. 11 fut execute apres 1507. 11 faut done nier son carac-
tere exemplaire a l'egard des autres ouvrages en cause.
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