La chronique des arts et de la curiosité — 1909

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N* 32.- 1909.

BUREAUX : 106, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6e)

9 Octobre.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS

PARAISSANT LI SAMEDI MATIN

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IL* 1STva.rn.6ro : O fr. 235

PROPOS DU JOUR

a gravure en médailies était, selon
une tradition déjà ancienne, re-
présentée à l’Institut par deux
artistes. Si l’on en juge par les
préparatifs d’une élection prochaine, cet
usage serait aujourd’hui remis en question
et certains voudraient attribuer à la gravure
en taille-douce la place demeurée vacante
par suite de la mort de Chaplain. Il ne nous
appartient pas de procéder ici à des parallèles
entre les candidats, ni d’entrer dans des con-
sidérations personnelles. Mais il nous semble
qu’un principe est en jeu, et qu’il serait re-
grettable qu’on le sacrifiât.

Il y a déjà de nombreuses années que les
graveurs en médailles, qui avaient un seul
des leurs à l’Institut, ont obtenu d’occuper
deux places sur les quatre que comprend la
section de gravure. Cet honneur parut alors
pleinement justifié. En fait, les graveurs en
taille-douce avaient régulièrement deux re-
présentants ; la quatrième p'ace que les gra-
veurs en médailles souhaitaient avait appar-
tenu anciennement aux graveurs sur pierres
Anes. Il ne s’agissait donc point pour les
médailleurs de s’étendre aux dépens de leurs
collègues, qui gardaient les positions acqui-
ses. Il s’agissait seulement d’occuper dans
une assemblée d’élite un nombre de places
en rapport avec l’importance qu’ils avaient
priœ. Le renouvellement des médailleurs,
leurs efforts, leur originalité, leurs succès
expliquaient assez le désir qu’ils manifes-
taient. Leur ambition parut même si légitime
que l’Institut voulut la satisfaire et l’on vit
siéger côte à côte pendant un quart de siècle
deux de nos plus illustres médailleurs.

Rien n’expliquerait que l’on revînt aujour-

d’hui sur une décision qui parut alors heu-
reuse à tous. A considérer l’état actuel de la
gravure, il est manifeste que l’art de la
médaille a gardé son prestige, et qu’il a
beaucoup fait pour le rayonnement de notre
pays à l’étranger. Dans ces musées si nom-
breux et généralement si bien organisés que
nous visitons dans tant de villes d’Europe,
la section des médailleurs français a partout
sa place et excite un intérêt qui ne s’est pas
ralenti. C’est assez dire que la gravure en
médailles demeure au regard de l’opinion l’un
des arts où notre supériorité est sans conteste,
et c’est pourquoi aussi nous souhaitons que
l’Institut reste fidèle à une tradition qu’il
avait faite sienne.

NOUVELLES

*** Ont été inaugurés pendant la dernière
quinzaine :

Le 26 septembre à Epineuse (Oise), en sou-
venir de l’atterrissage du ballon YArmand-
Barbès portant Gambetta et Spuller le 7 oc-
tobre 1870, un buste de Gambetta, œuvre du
sculpteur Barau ;

Le même jour, à Beaumont-de-Lomagne
(Tarn-et-Garonne) un monument à la mémoire
des combattants de 1870-71 ;

Le même jour, à Châteaurenard (Vaucluse),
une fontaine monumentale, œuvre du sculp-
teur Férigou-le ;

Le même jour, à Nasbinals (Lozère), un
buste du rebouteur Pierre Brioude ;

Le 30 septembre, dans les jardins du Palais-
Royal à Paris, le Victor Hugo écoutant Les
voix de L’abîme, œuvre du sculpteur Rodin ;

Le 3 octobre, à Blois, un monument à la
mémoire des combattants du Loir-et-Cher
morts pour la patrie, œuvre du sculpteur
Halou ;

Le même jour, à Mar mande, un monument
à la mémoire de l’ancien ministre Léopold
Faye.
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