La chronique des arts et de la curiosité — 1909

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N» 21. - 1909.

BUREAUX : 106, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6e)

22 Mai.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

SUPPLÉMENT A LA GAZETTE DES BEAUX-ARTS

PARAISSANT LI SAMEDI MATIN

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Le Numéro : O fr. 2 B

PROPOS DU JOUR

il est arrivé tout récemment à
. quelques travailleurs une aven-
ture qui montre combien il est
difficile d’obtenir des musées de
province les documents les plus simples. Un
musée a refusé de laisser photographier des
objets d’art parce qu’il n’y a pas de personnel
pour surveiller les opérations du photographe.
D’autres galeries locales avaient été sollicitées
aussi de donner des renseignements ou des
photographies: dans plusieurs cas la réponse
a été négative; dans quelques autres, il n’y a
même pas eu de réponse !

De telles habitudes sont décourageantes.
•Un historien a besoin pour ses travaux de
recourir aux musées de province; son nom,
ses études passées, l’objet de ses recherches
nouvelles, tout désigne sa requête à l’atten-
tion des conservateurs. Il est singulier qu’il
lui soit impossible de travailler. Et ce qui
rend ces incidents plus extraordinaires, c'est
d'abord que les musées consultés ne pouvaient
être entraînés à aucune dépense, et que les
photographies demandées devaient être faites
aux frais de ceux qui les souhaitaient; c’est
ensuite et surtout que les tableaux qu'il s'agis-
sait d’étudier sont des envois de l’Etat, dont
la province n'a que le dépôt.

Puisqu'une réforme des musées de pro-
vince est sur le point d’être achevée, il est à
souhaiter que les réformateurs pensent aussi
à l’intérêt scientifique des galeries de France.
On comprend que des conservateurs, peu
payés, et souvent occupés à des travaux en
dehors du musée, ne soient pas a la merci des
indiscrets. Mais on ne comprendra jamais
qu'ils ne soient pas, autant qu’ils le peuvent,
à la disposition des savants. G est pour le

bien des éludes d’histoire de l'art que nous
parlons ici, et, dans un temps où ce genre de
recherches a pris un grand essor, il ne faut
rien négliger de ce qui peut les faciliter et
les étendre.

Puisque nous avons pris l'habitude de
signaler ici chacun des commencements
d’incendie qui menacent le Louvre, enregis-
trons-en un encore, qui est bien le trente-
neuvième. Nous n'avons pas l’espoir que la
liste soit close, et que le chiffre ne monte plus
avant que la sécurité de notre grand musée
soit complète ; mais, si les administrations
ne se fatiguent pas de la lenteur et du laisser
aller, c’est au public à ne pas se lasser de
veiller et de protester.

NOUVELLES

Par décret en date du 11 mai 1909, le
nombre total des membres du Conseil supé-
rieur des Beaux-Arts est porté de quatre-vingt-
huit à quatre-vingt-onze.

Le nombre des membres nommés annuel-
lement par le ministre est porté de soixante-
cinq à soixante-huit et est modifié partielle-
lement dans sa composition ainsi qu’il suit :
six députés au beu de cinq, dix-huit per-
sonnes distinguées par les connaissances
qu’elles ont des arts au lieu de seize.

Par arrêté en date du 12 mai 1909, les pou-
voirs des membres du Conseil supérieur des
Beaux-Arts nommés annuellement sont pro-
rogés d’une année.

Par arrêtés en date du 12 mai 1909, pris en
exécution du décret du 11 mai 1909,1e mi-
nistre de l’Instruction publique et des
Beaux-Arts, sur la proposition du sous-se-
crétaire d Etat des Beaux-Arts, a nommé
membres du Conseil supérieur des Beaux-
Arts : MM. Rivet, sénateur; Baudin, sôna-
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