La chronique des arts et de la curiosité — 1914(1916)

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ET DE LA CURIOSITÉ

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— Les éditeurs d'estampes à Rome aux xvi° et
xvii" siècles, par M. Leandro Ozzola (1 lig.).

— Un portratt de Justine van YVassenaer par
Jean Mostaert, par M. Grete Ring (2 lig.). Tableau
conservé au musée de Würzbourg.

— Les Portraits des empereurs et rois d'Alle-
magne à la fin du Moyen âge d’Adolfe de Nas-
sau à Maximilien I" {1 292-1 519), par M. Willy
Scheffler (suite).

— Comptes pour la construction du chœur de
l'église Saint-Laurent, à Nuremberg, de V<62 à
1/<6~, par M. Albert Gümbel (suite).

(6'Uvraison).1— Cornélius von Fabriczy (5octobre
1910), par M. Hans Mackovvsky. Notice nécrolo-
gique.

— Explication d'un tableau du Museo Civico
de Pise, par M. Willy F. Storck (2 lig.). Tableau
de l’école pisane du xiv* siècle représentant trois
cavaliers et les trois parques.

— Notes sur l'histoire des origines de l'art
gothique en Souabe, par M. Hans Klaiber.

— Les Portraits des empereurs et des rois
d'Allemagne à la fin du Moyen âge d'Adolphe
de Nassau à Maximilien 7" {1392-1519), par
Willy Scheffler (fin).

— Comptes de la construction du chœur de
l'cglise Saint-Laurent, à Nuremberg, de 1462 à
1467, par M. Albert Gümbel (suite).

BIBLIOGRAPHIE

E. Rodocanaciu. — Les Monuments de Rome
après la chute de l’Empire. — Paris, Ha-
chette, 1914. In-4°, 209 pages avec gravures.

M. Emmanuel Rodocanaclii continue avec ce
beau volume la série de ses utiles et somptueuses
contributions à l’histoire de la civilisation ita-
lienne. Même après les travaux érudits de Midd-
leton, de Lanciani, de Richter, il restait à coor-
donner dans un tableau d’ensemble les destinées
si variées, si tragiques parfois des grandes ruines
de Rome pendant le Moyen âge et les temps mo-
dernes : Colisée, Panthéon, Mausolée d’Auguste,
Basilique de Constantin, théâtres, arènes, cirques,
aqueducs, obélisques, colonnes. C’est ce tableau
que M. Rodocanaclii nous apporte aujourd’hui,
soigneusement documenté, et, ce qui ne gâte rien,
admirablement illustré. Qu’il en soit remercié par
tous les amis de la Rome antique.

Le plan de l'ouvrage — d’abord huit chapitres
historiques, ensuite neuf chapitres descriptifs,
consacrés à autant de classes de monuments — n’ap-
paraît pas assez nettement: une introduction n’eût
pas été de trop. Le luxe même de cette publication
rend plus gênantes quelques fautes d’information,
do rédaction ou d’impression, où se trahit, semble-
t-il, la reproduction irréfléchie de sources italien-
nes (1).

T. R.

(1) P. 8. Le théâtre de Balbo, distingué du théâ-
tre de Balbus (p. 40).

P. 20. Zozimi (plusieurs fois).

P. 23. En trois lignes je relève : le censeur Ful-
vius Nobiliore (sic), Emilius Lepidus, L. Paolus
{sic) Æinilius.

P. 68, note 3. Thermansia {lire Tliermantia).

Musées impériaux ottomans. Catalogue des
sculptures grecques, romaines et byzantines,
par Gustave Mendel. Tome Ier. Constantinople,
musée impérial, 1912. In-8" jésus, xxiv-596 p.
Le musée de Constantinople s’est enrichi, dans le
courant de ces vingt dernières années, d’un si
grand nombre d’œuvres de sculpture remarqua-
bles, que les catalogues précédemment publiés par
S. Reinach (1882) et A. Joubin (1893), d’ailleurs
très sommaires, n’ont plus guère qu’un intérêt
historique.Celui dont M. Mendel a entrepris la pu-
blication, à la demande de feu Ilamdy Bey,le véri-
table créateur du musée, est une œuvre scientifi-
que où l’on ne sait ce qu’il faut louer davantage :
l’exactitude (un peu minutieuse) des descriptions,
les indications précises relatives à la provenance, à
la conservation, aux restaurations de chaque monu-
ment, les commentaires archéologiques sobres et
érudits, l’abondance de la bibliographie, enfin la
profusion et l’excellente exécution des vignettes se-
mées dans le texte et qui reproduisent à peu près tous
les objets exposés. Je ne vois guère à critiquer que
l’ordre suivi, celui des salles, qui n’est même plus
conforme à la réalité, d’importants changements
dans la distribution des objets ayant été eflectués
en octobre 1911.

M. Mendel défend longuement (p. 24 et suiv.) la
théorie de T « achat direct » des sarcophages de
Sidon, et même de leur commande par des rois si-
doniens. Les arguments qu’il oppose aux miens,
à ceux de Clcrmont-Ganneau et de Kœrte no m’ont
nullement convaincu. Dans les mutilations, il voit
l’œuvre de violateurs ou même des fractures ri-
tuelles destinées à détourner le mauvais œil (?).
Le didrachmc de Ptolémée trouvé dans le caveau
d’Alexandre « a pu tomber de la poche d’une des
nombreuses personnes qui visitèrent l'hypogée
avant l’arrivée de Ilamdy Bey» (!). Le « satrape »
n'a pas le costume phénicien, mais il a le vestis
barbaricus. Ce qu’il y a de plus barbaricus dans
ce costume c’est assurément le genre masculin que
lui attribue M. Mendel. Mais je me reprocherais
d’insister, et c’est le cas de dire : non ego paucis
offendar macutis.

T. R.

Heinrich Natter. Leben und Schaffen eines
Künstlers, von seincr Wittwe. — Berlin, Pro-
melheus Verlagsgesellschaft ; Wien, Verlag für
Fachliteratur. Un vol. in-4”, 148 p. av. 73 plan-
ches.

Le sculpteur autrichien Heinrich Natter (1846-
1892) a ôté un des artistes les plus remarquables
do la précédente génération. Originaire du Tyrol,
il avait hérité de cette race robuste les fortes qua-

P. 70 et 72. Un buste d’Antinoé.

P. 87, note 3. Histoire empruntée â Josèphe
(xviii, 3, 4). Il y est question d’une dame Paolina
et de son mari Saturnino'.

P. 88, note 9. « Marcus Aurelius » n’est autre
que l’empereur Marc Aurèle; on ne s’en douterait
pas à lire la longue définition de ses parentés.

P. 105. Cléopâtre soupe avec Pompée!!

P. 138. L’abbé Barthelmy.

P. 163. Commode surnommé Amzonius.

Toutes ces fautes sont reproduites consciencieu-
sement dans l’index (d’ailleurs excellent) qui en
ajoute quelques autres: colonne A ntoninne, Chlore
(Constance), etc.
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