Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 12.1862

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MUSÉE

D'ANVERS

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ÉCOLE HOLLANDAISE
(.Suite1.)

La série de l'école hollandaise ne renferme pas quantité de chefs-
d'œuvre comme la série de l'école flamande. Mais cependant on y trouve
quelques précieux tableaux de la première période, plusieurs bonnes
peintures des maîtres du xvn° siècle, la plupart provenant du legs de
mademoiselle van den Hecke Haut, ou acquises à la vente van den
Schrieck, et même un Rembrandt, de la collection du roi Guillaume II.

La division de l'école des Pays-Bas en école flamande et école hol-
landaise ne commence véritablement qu'à la séparation sociale et reli-
gieuse du royaume en deux parties, vers la fin du xne siècle. Jusque-la,
tous les maîtres, qu'ils soient nés dans les contrées du nord ou dans
celles du sud, ont une même tradition, la tradition des van Eyck, pres-
que le même style et la même pratique, à ce point qu'on les confond
très-facilement les uns avec les autres, d'autant que les peintres du nord
descendaient souvent vers les villes plus rapprochées du centre poli-
tique. Les villes de la partie septentrionale n'avaient pas alors l'impor-
tance qu'elles conquirent après leur émancipation. — Bruges, Gand,
Malines, Anvers, Louvain, Bruxelles, attiraient les artistes, en leur
offrant plus de travail et de renommée.

C'est ainsi, par exemple, que Dirk Stuerbout de Haarlem quitta sa
ville natale et vint, en 1462, demeurer à Louvain, où il mourut en l/i79-
I/18O. Ce Dirk van Haarlem, ou Dirk de Louvain, est encore un des

1. Voir la Gazelle des Beaux-Aris, livraisons du <lor juillet, du I™ septembre et
du I" octobre 1861.
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