La chronique des arts et de la curiosité — 1909

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N° 5. - 1909.

BUREAUX : 106, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6=)

30 Janvier.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

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XjS ZÊTirinéro : O fr. 2 5

PROPOS DU JOUR

ne revue illustrée publie des re-
productions figurant les deux
vases qui ont été offerts il y a
quelque temps par le gouverne-
ment de la République aux souverains de
Suède. Dans cette occasion solennelle, on ima-
gine que le choix de ce présent n’a pas été
fait à la légère. Il fallait songer d’abord à
l’agrément de ceux à qui ces œuvres d’art
étaient destinées. Il fallait aussi, et c’est un
sentiment bien légitime, laisser en Suède des
ouvrages capables de représenter heureuse-
ment notre art et de confirmer la réputation
traditionnelle du goût français.

Ceux qui ont vu les images reproduites
savent à quel parti on s’est finalement
arrêté. Ni la matière précieuse ni le tra-
vail n’ont été épargnés. Les vases sont ou-
vragés, ornés, et comme on dit, fort riches.
Le style est facilement reconnaissable au
moins dans l’ensemble. Ce sont là des copies
du temps de Louis XV, mais qui no semblent
pas très pures, si l’on en juge par la surcharge
de la décoration et l’excès des fioritures. En-
fin, pour concilier le souvenir du passé, la
destination royale de ces œuvres, et le carac-
tère du gouvernement qui les a données, les
vases portent à la fois une couronne et le
monogramme consacré de R. F.

Toutes ces intentions sont excellentes, et
l’original les a peut-être réalisées très heu-
reusement. Les reproductions suggèrent ce-
pendant quelques objections. Pourquoi une
.copie de Louis XV, et pourquoi une copie qui
n’est pas d’un style irréprochable? Les défor-
mations de Louis XV traînent dans toute
l’Europe, et ce que nous aurions de mieux à

faire c’est de restituer au moins ce genre dans
sa pureté première. D’ailleurs était-il indis-
pensable de recourir au passé en ces circons-
tances ? Notre époque use et abuse du xvme siè-
cle; elle le vénère au point d’être un peu
oublieuse du xvne; elle s’y attache au point
de se négliger elle-même. Ce qui serait na-
turel lorsque vient l’heure de ces présents
officiels; c’est que notre art contemporain y
collaborât.

--—--o—-«-

NOUVELLES

*** Par décret en date du 23 janvier 1909;
rendu sur la proposition du ministre de l’Ins-
truction publique et des Beaux-Arts, MM.
Bourdeau (Eugène), professeur au Conserva-
toire national de musique et de déclamation,
et Ridel (Louis-Marie-Joseph) ont été nom-
més chevaliers de la Légion d’honneur.

Par un autre décret, en date du 15 janvier,
rendu sur la proposition du ministre des
Affaires étrangères, M. Marcius Simons, ar-
tiste peintre, sujet américain, a ôté nommé
chevalier de la Légion d’honneur.

*** Nous avons plaisir à trouver dans la
liste des décorations d’officiers de l’Instruc-
tion publique décernées à l’occasion du nou-
vel an et publiées au Journal Officiel du 25
janvier, le nom de notre collaborateur, M.
Louis Batiffol, que nous félicitons bien cor-
dialement.

*** Par arrêté en date du 3 janvier 1909,
le ministre de l’Instruction publique et des
Beaux-Arts a nommé à la bibliothèque du
Conservatoire national de musique :

Bibliothécaire : M. Julien Tiersot, sous-
bibliothécaire, en remplacement de M. Wec-
kerlin, admis à faire valoir ses droits à la re-
traite ;

Sous-bibliothécaire : M. Expert, en rempla-
cement de M. Tiersot, nommé bibliothécaire.
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