La chronique des arts et de la curiosité — 1909

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N* 15. - 1909.

BUREAUX ; 106, BOULEVARD SAINT-GERMAIN (6e)

10 Avril.

LA

CHRONIQUE DES ARTS

ET DE LA CURIOSITÉ

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PROPOS DU JOUR

e Conseil municipal est saisi d’une
proposition très intéressante et
très opportune qui a pour objet
l’observation des lois et décrets
relatifs au style et à la hauteur des maisons.
On sait que depuis le décret du 13 août 1902
les architectes, les propriétaires et la Ville
elle-même en ont pris à leur aise avec l’as-
pect de Paris. Tout le monde, sauf les inté
ressés, a protesté depuis plus de six ans
contre ces constructions nouvelles qui ont
été des attentats sans excuse contre la beauté
des avenues et des places. Ni le quartier de
l’Opéra, ni celui de l’Étoile, ni la rue de Ri-
voli n’ont été épargnés. Cette barbarie, cepen-
dant, trouvait grâce devant les pouvoirs pu-
blics; les coupables prétendaient même avoir
la légalité pour eux; à force d’entendre répé-
ter cette histoire, la Ville avait presque l'air
de la croire. On constatait le mal, et on se
disait presque désarmé !

Il est temps que ces abus finissent. Le rap-
port présenté au Conseil municipal est énergi-
que ; il ne dissimule rien des fautes commises :
il propose différents moyens d’y remédier.
Étendre la compétence et les droits de la
commission des inscriptions, du conseil des
bâtiments civils, de la commission des sites
sera sans doute utile. Classer les Champs-
Elysées, les abords de Notre-Dame, la place
Dauphine est une indispensable mesure de
préservation. Mais l’œuvre essentielle, et le
rapporteur ne le dissimule pas, c’est la mo-
dification immédiate et complète de ce décret
de 1902 au nom duquel on tolère de véritables
scandales. Il convient de réglementer avec
soin la hauteur des bâtiments de Paris, selon
les quartiers, et l’aspect des rues. Puisque le

Conseil municipal est sollicité par l’un des
siens de prendre des décisions vigoureuses,
nous souhaitons qu’il les prenne vite et
toutes.

Et c’est précisément sur la rapidité de son
travail que nous avons des inquiétudes. Une
discussion qui s’est, engagée mercredi n’a pas
été achevée. Elle doit être reprise après Pâ-
ques. En attendant, on nous promet la for-
mation d’une commission nouvelle et à la-
quelle personne n’avait songé : une commis-
sion d’esthétique. Nous ne voudrions pas la
décourager. Mais la révision du décret de 1902
nous aurait paru plus urgente : puisse du
moins la commission y travailler !

NOUVELLES

Une généreuse donatrice MmC veuve
Auguste Dufay, décédée récemment, a légué
au Louvre deux petites statuettes, dont l’une
attribuée à Falconet rejmésente une femme
assise et lisant, et l’autre, un Bacchus en-
fant, assis sur une panthère.

*** M. Émile Massard, conseiller munici-
pal de Paris, vient de déposer une intéres-
sante proposition relative aux aspects de
Paris et à l’observation des lois, règlements
et servitudes concernant le style et la hau-
teur des maisons. M. Massard rappelle un
trop grand nombre de cas récents et de
constructions nouvelle-; qui menacent la
beauté de Paris, ou qui détruisent l’harmonie
générale, notamment des places de l’Opéra et
de l’Etoile. Il demande qu’on étende la com-
pétence et les droits de la commission des
inscriptions, du conseil des bâtiments civils
et de cette commission des sites et aspects
qui, à la suite de l’interpellation deMM. Adrien
Mithouard et Quentin-Bauchart, a émis un
vœu en faveur du classement des Champs-
Elysées, des abords de Notre-Dame, et de la
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