Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 17.1864

Page: 80
DOI issue: DOI article: DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/gba1864_2/0087
License: Public Domain Mark Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
LA PEINTURE NITRIFIEE ET L’ARCHITECTURE

AU SALON DE 1864

a peinture vitrifiée. — C’est au moment
où la peinture monumentale est en pleine
décadence que l’on s’occupe le plus des
moyens de rendre inaltérables les œuvres
dont nos artistes couvrent les murs des mo-
numents sous le prétexte de les décorer.
Contraste étrange. Mais peut-être les cher-
cheurs d’aujourd’hui travaillent-ils pour la
génération de jeunes peintres d’histoire dont
nous pouvons saluer la naissance au présent Salon ?

De tous les procédés destinés à rendre la peinture inaltérable, le plus
pratique, celui qui nous semble le moins déranger les artistes dans leurs
habitudes, et qui a, de plus, cet avantage de ne point exposer leurs œuvres
aux chances aléatoires d’un passage par le feu, est ce que les Allemands
appellent la stéréochromie. C’est celui que M. Editer a employé pour
peindre un petit panneau de pierre exposé sur un des chevalets de la
salle des miniatures et des émaux, et c’est le même qu’il a mis en pra-
tique pour exécuter, sous la direction de M. Kaulbach, les grandes com-
positions de ce dernier au musée de Berlin.

Sur deux couches de mortier convenablement préparées et silicatisées
au moyen d’une injection de verre soluble (silicate de soude), on peint
avec des couleurs simplement préparées à l’eau. Puis, lorsque la peinture
est sèche, on injecte de nouveau et plusieurs fois du verre soluble. Les
loading ...