Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 17.1864

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LES BEAUX-ARTS

E T

L’INDUSTRIE

n ce moment, il se produit un mouvement
auquel nul Français cligne de ce nom ne
peut rester indifférent; mais, par sa po-
sition et par les études spéciales de ses
rédacteurs, c’est à la Gazette des Beaux-
Arts qu’il appartient d’étudier ce mou-
vement, d’en mesurer la portée, peut-
être même d’en assurer le succès en lui
donnant une direction unique et ration-
nelle.

L’enseignement 'professionnel est fondé, fondé par les seules forces
de V initiative privée.

Depuis que les chemins de fer, abaissant les barrières qui séparaient
les peuples, ont permis d’apprécier ce qui se passe autour de nous;
depuis surtout que des expositions universelles ont placé côte à côte les
œuvres similaires de tous les pays, deux courants d’iclées contraires se
sont manifestés : chez nous on a renoncé à cette confiance outrecuidante
qui faisait dire à tous que jamais nous n’aurions de rivaux pour le bon
goût; à l’étranger, on s’est demandé si l’adresse manuelle était un privi-
lège de race et si l’étude et la vue des bons modèles ne pouvaient éveiller
partout le sens artistique.

En France, les hommes pratiques ont compris ce que ces questions
renfermaient de menaces pour l’avenir, et ils ont crié : Gréez des
écoles, relevez l’enseignement du dessin, faites-y pénétrer les no-
tions de l’esthétique, ou vous êtes perdus. Ailleurs, on a beaucoup
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