Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 17.1864

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LE MUSÉE DE L’ERMITAGE

A SAINT-PÉTERSBOURG

ET SON NOUVEAU CATALOGUE

(suite et fin '.)

SJG ans la composition successive du Musée de l'Ermitage, la
statuaire n’était ni oubliée ni négligée; au contraire, nous
voyons la sculpture des anciens marcher de pair avec la
peinture des modernes. Dès le temps de Pierre le Grand,
en 1719, on achetait à Rome la Vénus appelée Taurique (parce quelle
fut placée dans le palais de Tauride), avec quelques autres pièces;
et si Ton manque de données positives sur les acquisitions faites pen-
dant l’époque qui sépare la fondation de Saint-Pétersbourg et du
véritable empire russe d’avec le règne de Nicolas, on peut supposer
que la plus grande partie des sculptures gréco-romaines qui, des palais
de Tzarskoë-Sélo et de Tauride passèrent dans la galerie de l’Ermitage,
furent acquises par ordre de Catherine II. Toutefois la grande impératrice
semble avoir eu plus de goût pour la peinture que pour la statuaire, et
ses deux successeurs immédiats, Paul et Alexandre, semblent avoir par-
tagé sa préférence. C’est Nicolas, et presque récemment, qui a permis
qu’on formât le Musée de sculpture. En 1850, il achetait de M. Demidoff
trente et un marbres antiques, dont seize statues; en 1851, la collection
Laval, qui comprenait cinquante-quatre pièces, la collection Nani, de
Venise, et, de divers amateurs, divers morceaux séparés, soit en Italie,

1. Voir la livraison précédente.
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