Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 17.1864

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RESTAURATION DE LA CATHÉDRALE DE SENS.

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c.ouragements et l’approbation sans réserve d’un maître dont il est difficile de contester
la science archéologique, le goût sûr et l’exacte compétence, d’un maître qui a nom
Viollet-le-Duc.

Agréez, etc.,

ADOLPHE LANCE,

Architecte du gouvernement.

Mon cher Directeur,

Permettez-moi de répondre quelques mots à la lettre précédente qui ne laisse pas
que de m’étonner. Voilà bien du bruit pour une petite phrase incidente! Ai-je accusé
qui que ce soit de « vandalisme et d’outrecuidance? » Ai-je mis en cause M. Lance ou
M. Viollet-le-Duc? Non, car j’ai l’habitude de respecter en de tels hommes le savoir,
l’expérience et le talent. Qu’ai-je donc dit? J’ai parlé de la cathédrale de Sens assez
surprise de se voir telle quelle n’a jamais été. Or, la lettre même de M. Lance con-
firme pleinement cette assertion.

Elle établit en effet d’une manière irrécusable :

'1° Que la cathédrale de Sens, bâtie au xiie siècle, ne possédait originairement
aucune chapelle, si ce n’est peut-être la chapelle absidale;

2° Qu’il a existé au collatéral de gauche des chapelles, construites au xive siècle, et
semblables à celles que conserve encore le collatéral de droite;

3° Qu’à ces chapelles aujourd’hui détruites, M. Lance en a substitué d’autrps quali-
fiées par lui d’innovation.

De ces trois faits résulte la conclusion rigoureuse que la cathédrale de Sens est
aujourd'hui telle quelle n'a jamais été, puisqu’au xne siècle elle ne possédait pas
de chapelles, et qu’elle ne possède plus celles du xivc siècle.

Je m’en tiens donc à mon dire,, d’autant que j’en ai M. Lance pour garant.

LÉON LAGRANGE.

ENCYCLOPÉDIE MILITAIRE ET MARITIME

PAR M. LE COMTE DE GHESNEL

gr. in-8, avec 1,200 gravures, par M. Jules Duvaux. — Armand Le Chevalier.

Paris, 1862-1864.

ien que le livre dont nous venons d’écrire le titre ne soit point du
nombre de ceux auxquels nos lecteurs s’intéressent le plus, nous avons
cru devoir nous en occuper à cause des nombreuses gravures qui
Raccompagnent. Un croquis ou un simple trait en disent toujours plus
long que les descriptions, et sont d’un indispensable secours dans
un dictionnaire technique. Mais les frais considérables qu’entraîne avec soi la gra-
vure sur bois, qui jouit de l’inappréciable avantage de pouvoir être imprimée en
même temps que le texte, ont jusqu’ici empêché les éditeurs d’être aussi prodigues
d’éclaircissements figurés qu’il le serait nécessaire pour l’intelligence de leurs livres.

2 vol.
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