Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 17.1864

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GAZETTE DES BEAUX-ARTS

« par eux de payer la légitime valeur du fonds au propriétaire, et ce, de gré à gré,
« ou à dire d’experts, qui seront nommés par l’intendant ou de son autorité.

« Il n’y a pareillement aucun inconvénient à leur permettre de prendre de la brande
a et de la fougère dans les terrains incultes de la communauté d’Auch, et dont elle ne
« fait point d’usage.

« Je crois aussi qu’il convient de fixer dans l’arrêt le local de l’établissement sur le
« fonds appartenant au sieur Lagrange, appelé le jardin de Lagrange, où ce four se
« trouve placé dès à présent.

« Je penserais également que le roy pourrait dispenser seulement pendant cinq
« ans les ouvriers de cette manufacture de tirer à la milice, de capitation, d’industrie
« et de corvée; cette exemption engagerait de bons ouvriers à y aller travailler, ils
« feraient des élèves, et il en résulterait un bien de plus pour la fayencerie, en ce que
« les associés ne seraient pas dans la nécessité d’en faire venir d’ailleurs, qui leur coù-
« teroient plus cher.

« Quant au privilège exclusif demandé par le sieur Lagrange pour la vente de la
« fayence dans la ville d’Auch et sa juridiction, il préjudicierait aux habitants, à qui
« l’on-doit conserver la liberté d’en faire venir d’où ils veulent, ou de s’en pourvoir
« aux marchands qui en portent dans ce lieu, et qui peut-être la donnent à meilleur
« marché que le sieur Lagrange et sa compagnie ne débiteront la leur ; d’un autre côté,
« ces sortes de privilèges sont ordinairement abusifs et nuisent au commerce. »

Nous aurions souhaité, comme nous l’avons déjà dit, d’apporter sur les favenceries
du sud-ouest des notions plus exactes, mais nous avouons humblement que nous lais-
sons à de plus heureux que nous le soin d’obtenir un meilleur résultat.

« Nous ne sommes (comme le disait M. A. Jacquemart, dans le tome xv de la Ga-
zette, livraison du mois de septembre) que les ouvriers d’une œuvre commune, et
nous apportons péniblement les pierres qui formeront sans doute un édifice. » Notre
désir le plus sincère serait d’avoir réussi à, établir un jalon nouveau dans cette voie
semée d’obscurités.

V.

A JIE I) E E TARBOURIECH.


Le Directeur : ÉMILE GALICHON.

PARIS. — IMPRIMERIE DE J. CLAYE, RLE SA IN T- BEN OIT, 7
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