Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 26.1882

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LA SCULPTURE AU SALON DE 1882

ous venons donner un complément indis-
pensable aux études diverses que la Gazelle
a publiées à propos du Salon de cette année.
Il se fait peut-être un peu tard, mais nous
prions le lecteur et les artistes de ne pas
nous tenir rigueur, quand nous nousserons
expliqués sur les motifs qui nous ont empê-
chés de remplir ce devoir quelques mois
plus tôt : celui qui écrit ces lignes se pré-
sente au lieu et à la place d’un collabora-
teur empêché, par la multiplicité absor-
bante de ses occupations, d’accomplir la
tâche dont la Revue l’avait chargé en temps
opportun et qu’il avait acceptée.

Une chose nous fait espérer que ce compte rendu trouvera encore des
lecteurs, en dépit de l’actualité manquée, c’est qu’il s’adresse à des œuvres
dont l’intérêt survit à la fermeture de l’exposition. Nous avons le droit d’être
fiers de nos sculpteurs ; ils sont sans rivaux dans le monde et le monde le
confesse. Alors que toutes les autres branches de l’art, et particulièrement
les rameaux des arts décoratifs, semblent animés dans les pays qui nous
entourent d’une vitalité qui leur manque chez nous, la sculpture reste un
produit spécial à notre terroir.

Les efforts de transplantation tentés par nos voisins ont échoué, ou du
moins n’ont donné que de maigres résultats ; en France, les beaux mar-
bres poussent tout seuls : honneur en soit rendu à notre admirable école de
sculpture qui a su conserver intactes les grandes traditions profession-
nelles ! j’entends le respect de l’art, le travail incessant et désintéressé de
spéculations mercantiles.

Après avoir constaté la force de nos sculpteurs, il nous est doux de
remarquer l’emploi judicieux qu’ils savent en faire. Au lieu de pro-

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