Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 17.1864

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L’OEUVRE DE SEYMOUR-HADEN.

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XXVIII. Rivière dans un parc irlandais. Une petite rivière, aux bords en talus
gazonné, sort en faisant un coude d’un bois d’arbres majestueux. Le soir arrive : le
pied des arbres est baigné dans des ombres profondes ; les sansonnets tournoient en
poussant des cris aigus, et l’eau, à peine agitée, reflète comme un miroir d’argent la
lumière qui l’effleure presque horizontalement.

Cette vue, doucement mélancolique, a été prise par M. Haden dans le parc du
vicomte Hawarden. « En Irlande, nous écrivait-il, au milieu des endroits les plus sau-
vages, on trouve des parcs de toute beauté. Us entourent les maisons des seigneurs et
ont quelquefois cinq lieues d’étendue. Les rivières abondent en saumons et en
truites, les bois en cerfs et en gibier de toute espèce. » M. Seymour-LIaden est un
pêcheur émérite de saumons, ce qui est en Angleterre un délassement fort prisé.

Cette pointe sèche, dont nous ne connaissons qu’un état, figurait au Salon de Paris
de '1864. Elle a été très-remarquée, ainsi que la Route qui traverse la forêt (n° xxiii),
par les critiques qui se sont occupés de la gravure. M. Ch. Clément des Débats et
M. W. Btirger de Y Indépendance les ont signalées l’une et l’autre à l’attention de
leurs lecteurs et les ont appelées des « chefs-d’œuvre de goût et d’exécution. » —
Seymour-Haden 1863. L. 210 m. H. 140 m.

PHILIPPE BURTY.

(La fin au prochain numéro.)
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