Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 20.1866

Page: 362
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EXPOSITION

T) E LA

*

SOCIÉTÉ DES AMIS DES ARTS

DE LYON

'est, chaque année, avec un inté-
rêt plus vif que nous visitons l’ex-
position qui s’ouvre à Lyon sous
les auspices de la Société des Amis
des Arts. Nous sommes assuré d’y
rencontrer en travail d’éclosion ou
en progrès marqué des artistes
qui nous sont sympathiques par
leur talent acquis, leur goût de
terroir, leur naïve expérience,
leurs défauts mêmes. Nous les
voyons là dans leur vrai centre,
sous leur vrai jour, et nous avons pour les étudier plus de loisir et de
place que n’en ont eu nos confrères dans cette cohue de quatre mille
objets d’art qui les opprime annuellement à Paris.

Ce n’est pas seulement pour seconder dans leurs efforts les Sociétés
des Amis des Arts dont l’influence est de jour en jour plus décisive dans
les grands centres provinciaux; ce n’est pas seulement pour remplir son
programme de tenir ses lecteurs au courant de tous les mouvements d’art
que la Gazette envoie à Lyon, àBordeaux, à Strasbourg, à Limoges, à Rouen,
à Nancy, à Nantes, quelqu’un de ses collaborateurs; c’est aussi et surtout
pour réparer dans une certaine mesure la partialité fatale des Salons pa-
risiens. A Paris, en effet, les artistes ont sur leurs rivaux de la province
ou de l’étranger des avantages évidents : je n’entends pas ne parler que
des relations personnelles dans l’administration, dans la presse, dans le
public dont le poids est inévitable et considérable, je veux dire encore
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