Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 14.1876

Seite: 307
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LES SCEAUX DES ARCHIVES NATIONALES *

LE TYPE CHEVALERESQUE

u xiG siècle au xvie, les sceaux répètent sans inter-
ruption l’image d’un chevalier armé de toutes pièces,
brandissant une épée ou la lance à la main, sur un
cheval lancé au galop. Cette image, toujours la même,
au premier aspect, offre, à qui l’examine avec soin,
l’histoire de tous les changements survenus dans le
costume de guerre depuis le jour où les Normands
conquirent l’Angleterre jusqu’au moment où l’on
peut continuer l’étude de l’armure dans les musées
spéciaux.

Je n’entreprendrai pas de consigner ici les diverses transformations
de l’habillement de guerre durant ce long intervalle. La description de
quelques sujets pris à des époques caractéristiques suffira pour montrer
ce qu’on peut attendre de la riche collection des Archives, et puisqu’il
s’agit du type chevaleresque, je dirai tout de suite ce qu’on entendait au
moyen âge par un chevalier, c’est-à-dire le privilégié à qui sa naissance
assignait le métier des armes et donnait le droit de combattre à cheval,
revêtu de l’armure complète.

De 1050 à 1200. — De la seconde moitié du xie siècle date l’ap-
parition des premiers sceaux équestres, l’homme d’armes porte une
tunique de peau ou d’étoffe de plusieurs doubles, renforcée de plaques de 1

1. Voir Gazelle des Beaux-ArLs,^ période, t. VIII, p. 337 et 541 ; t. IX, p. 242;
t. XII, p. 231, et t. XIII, p. 730.
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