Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 25.1882

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UNE VISITE

AUX

GALERIES NATIONALES D’IRLANDE ET D’ÈCOSSE

epuis longtemps, l’Angleterre est, par ex-
cellence, la terre des collections. Les objets
d’art de tonte nature accumulés chez les
particuliers de ce pays dépassent toute sup-
putation. Cependant ce n’est qu’assez tard
qu’on s’y est préoccupé de former de
grandes collections nationales ouvertes au
public. Pour s’y être pris tard, on peut dire
que les Anglais, profitant de l’expérience
de leurs voisins et de leurs devanciers, n’en
ont que mieux réussi. Les collections de la
National Gallery, du British Muséum, du South Kensington Muséum ne
sont maintenant dépassées, dans les genres qu’elles représentent, par
aucune en Europe. Le mouvement s’est étendu de Londres aux grandes
villes de province, et presque dans toutes aujourd’hui on voit se fonder ou
s’agrandir des musées publics. Ces musées restent naturellement des fon-
dations municipales qui ne pquvent compter, pour se remplir, que sur les
dons ou les legs de riches particuliers. Mais Londres ayant eu, comme
capitale de l'Angleterre, ses musées nationaux, Dublin et Edimbourg,
comme capitales elles-mêmes de l’Irlande et de l’Ecosse, ont prétendu à
quelque chose de plus ambitieux qu’à des fondations municipales; elles
ont créé dans leur sein des collections publiques pour lesquelles l'aide du
gouvernement a été demandée, et qui ont pris alors le nom de Galerie na-
tionale d’Irlande et Galerie nationale d’Ecosse. Un voyage que nous venons
de faire eti Irlande et en Écosse nous permettra de dire quelques mots de
ces deux intéressants musées.

Le Galerie nationale d’Irlande est d’origine toute récente, elle ne date
que de 1854. A cette époque, au terme d’une exposition universelle de
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