Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 25.1882

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PORTRAIT DU DUC DE REISGHTADT

PAR SIR THOMAS LAWRENCE

uiconque s’occupe de peinture sait
combien sont rares, ailleurs qu’en An-
gleterre, les œuvres de l’École anglaise
ancienne ou moderne. Les seules qui
existent en France dans les dépôts
publics sont les quelques tableaux ac-
quis par le Louvre depuis une quin-
zaine d’années, les dix ou douze por-
traits du Musée de Versailles, le Petit
Samuel de Reynolds du Musée de
Montpellier et le beau Paysage de Con-
stable du Musée du Mans. Les particuliers sont plus riches. On a pu en juger
par l’Exposition des Alsaciens-Lorrains de 187A, à laquelle treize collection-
neurs avaient envoyé quatorze œuvres anglaises ; et tout récemment par
l’Exposition organisée à Versailles en 1881 et qui contenait un portrait de
Thomas Lawrence et trois portraits de John Hoppner. En tout quarante ou
quarante-cinq toiles. Mettons cinquante, mettons quatre-vingts toiles épar-
pillées sur toute l’étendue du territoire français. On conviendra que le nom-
bre n’est pas suffisant pour faire apprécier l’École anglaise. Pour ne parler
que des peintres de portraits morts dans la première moitié de ce siècle,
qui connaît, à moins d’avoir été les étudier do l’autre côté du détroit, les
œuvres si remarquables et si originales de Bëechev, de John Copley,
d’Andrew Geddes, de Hoppner, de John Jackson, de sir Thomas Lawrence,
de Thomas Philipps, de George Romney, de Martin Shee, de Gilbert
Stuart? Et je ne cite que les plus connus. C’est donc une bonne fortune
inespérée que de pouvoir signaler en plein Paris un portrait de Thomas
Lawrence ; et nous ne saurions remercier trop vivement Mme la marquise
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