Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 25.1882

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EXPOSITION DE MAITRES ANCIENS

A LA « ROYAL ACADEMY », DE LONDRES

es Anglais sont passés maîtres en ma-
tière d’expositions de tableaux anciens.
Ce que les brouillards de la Tamise ont
vu sortir de chefs-d’œuvre, depuis la fa-
meuse exhibition de Manchester en 1857,
est tout à fait surprenant; les trésors
entassés dans les collections particu-
lières du Royaume-Uni sont incalcu-
lables. Depuis plus de deux siècles, ce
pays agit comme une sorte de pompe
aspirante, sans rendrejamais ou presque
jamais rien de ce qu’il a une fois attiré à lui. Si les collections françaises
sont plus riches en objets d’art, les collections privées de l’Angleterre
n’ont point de rivales en aucun pays pour le nombre et l’importance des
tableaux anciens. La Royal Academy vient d’en fournir une nouvelle
preuve.

L’exposition d'Old masters qui vient d’ouvrir dans son magnifique
local de Rurlington est la treizième de cette nature. Les œuvres exposées
sont renouvelées chaque année et cette exposition, qui est loin d’être la
dernière, contient autant sinon plus de merveilles que ses devancières. De
telles expositions méritent à elles seules le voyage de Londres. Londres
est à dix heures de Paris. Ceux qui se piquent d’aimer la peinture et qui
manquent de telles occasions de jouissances sont inexcusables.

Je n’ai visité cette exposition qu’en simple dilettante et je n’ai aucu-
nement la prétention d’en faire une étude ; mais je me reprocherais de
ne pas signaler aux lecteurs de la Gazette les morceaux de premier
ordre qui y figurent. Je me contenterai de relever les notes rapides prises
sur mon catalogue.
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