L' art: revue hebdomadaire illustrée — 10.1884 (Teil 1)

Page: 226
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226 L'ART.

Le plus célèbre est celui de Houdon. On pourrait en envoyer un plâtre à Votre Majesté
Impériale, ou faire ce que j'avais conseillé à M. Démidoff, qui voulait offrir à Votre Majesté
Impériale quelque chose qui fût digne d'elle : le faire fondre en bronze.

Il me semble que puisque tous les plâtres de l'Académie doivent un jour être fondus, il
vaudrait mieux commencer par celui-là, qui, coulé sous les yeux du statuaire, serait réparé par
lui et n'en serait que plus parfait.

D'ailleurs, c'est le premier morceau d'une Académie, parce que c'est un morceau d'étude.

Il existe à l'École des Beaux-Arts un exemplaire de l'Ecorché, en bronze, avec le bras droit
élevé ; selon MM. Duplessis et de Montaiglon, un autre modèle tout semblable avait passé dans
une vente faite en 1795 par l'artiste, ainsi qu'une épreuve en terre cuite de la même figure
[Revue universelle des Arts, tome II, page 441); d'après MM. Délerot et Legrelle [Notice sur
J.-A. Houdon, Versailles, 1856, in-8°), le statuaire qui avait modelé cette figure à Rome en 1767,
et qui en avait offert une épreuve à l'Académie, fît présent d'un exemplaire en bronze aux
jeunes artistes ; c'est évidemment celui que possède l'École. MM. Délerot et Legrelle ont trouve
la trace de ce don dans une lettre inédite de Houdon, du 20 vendémiaire an III, qu'ils citent en
note, mais dont ils ne publient pas le texte; à cette époque (1795), l'Académie royale avait été
supprimée et l'enseignement des arts n'était pas réorganisé. Il ne semble pas, au reste, que la
proposition de Diderot à Catherine II ait été suivie d'effet et que les jeunes Russes aient été mis
en possession de ce « rudiment de la langue des formes », comme l'appelait, non sans justesse,
Quatremère de Quincy ; mais, encore une fois, c'est à nos collaborateurs des bords de la Néva
qu'il appartient d'écrire une histoire dont nous pouvons à peine ici ébaucher un chapitre.

Maurice Tourneux.

MUIDEN

L'an dernier — tome IV de la neuvième année de l'Art — nous avons publié 1 une excellente eau-forte de M. C. Faivre,
d'après un des meilleurs tableaux de M. G. H. Boughton, membre de la Royal Academy de Londres et l'un des artistes qui font
le plus d'honneur à l'école anglaise moderne. M. Artigue a reproduit, avec non moins de bonheur, un autre tableau du même
artiste qui, s'inspirant cette fois encore de la Hollande Septentrionale, a reproduit un coin de la pittoresque petite ville de
Muiden.

I. Page 272 : The Weeders pf the Pavement.

CUL-DE-LAMPE

composé et dessiné pour l'Art par J. Habert-Dys.
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