Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 13.1876

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BIBLIOGRAPHIE

Nouveaux Mélanges d’archéologie et d’histoire.... publiés pas le P. Ch. Cahier.
Curiosités mystérieuses. — Ivoires, miniatures, émaux. — Décorations
d’églises. — 3 volumes in-k avec figures. — Firmïn Didot frères et Ci0. —
Paris, 1874 et 1875.

kpdis trop longtemps on pouvait craindre
que les Mélanges d'archéologie et d’his-
toire, dont la publication s’était arrêtée
après le quatrième volume, vers 1836, ne
reçussent point la suite qu’attendaient ceux
qui s’intéressent aux hautes études sur le
moyen âge.

L’on savait bien que l’un des auteurs, le
fi. P. Arthur Martin, avait amassé un nombre
considérable de dessins, faits de tous côtés,
jusqu’à l’heure où la mort le surprit, le crayon
en main, àRavenne,en cette même année 1836.
Mais l’on avait appris aussi que tous ces dessins, et qu’une grande partie des gravures,
tant sur bois que sur acier, qui étaient restées en la possession du P. Charles Cahier,
son collaborateur, en même temps que toutes les notes et tous les documents, depuis
de longues années réunis par ce dernier, avaient été saccagés pendant la Commune
par les envahisseurs de la maison des pères jésuites de la rue Lhomond. Heureuse-
ment, rien n’avait’été détruit.

On dit qu’entrés dans le modeste appartement qu’occupait le P. Ch. Cahier, ils
avaient été saisis d’une sorte de respect. Ils avaient reconnu la retraite d’un travail-
leur obstiné, dans l’accumulation de livres, de dessins, de bois gravés, et de paperasses
poudreuses qui, avec quelques moulages en plâtre, encombraient les modestes placards
de sapin établis le long des murs, chargeaient le bureau, une commode et un chif-
fonnier en bois des îles, héritages probables de famille et seul luxe de la pièce, la table
et les sièges, et avaient même envahi la tablette de la cheminée de tôle, où l’on
avait été réduit à brûler pendant le siège les bois gravés déjà publiés dans les
Mélanges. Mais comme le savant qui vivait au milieu de ces choses était un jésuite, ils
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