Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 13.1876

Page: 355
DOI issue: DOI article: DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/gba1876_2/0367
License: Free access  - all rights reserved Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
LA THÉOLOGIE

PEINTURE DE M. TIMBAL, A L’ÉGLISE DE LA SORBONNE

œil pour découvrir, sans peine, les détails d’une exécution artificieuse et
les fioritures captivantes qui décident le public à applaudir. Il se sent à
l’aise et en bonne fortune si, malgré une mise en scène moins prépondé-
rante et moins d’habileté de main, le morceau présenté oblige son esprit
à une synthèse qui lui fera apprécier, puis discuter la valeur ainsi que le
rendu de la pensée inspiratrice.

La peinture de genre demande le tour spirituel et la facture correcte ;
les défauts de composition s’abritent, chez elle, sous l’élastique manteau
de la fantaisie. Cette peinture répond aux besoins d’une société qui sait
trouver le temps de s’enrichir pour payer fort cher le régal sensuel, mais
rfa pas le loisir de perfectionner, jusqu’à la connaissance du beau, des
instincts voués, de nature, à la perception du joli et de l’élégance vraie.
Nos peintres de genre sont nombreux; l’esprit et le talent sont à l’ordre
du jour dans leur brillante cohorte; les plus renommés se sont signalés
à la façon de ces chefs de guérillas qu’illustrent de surprenants faits

e rôle du critique est ingrat lorsque
sa tâche l’arrête en face d’une œuvre
qui comporte un jugement basé sur
le simple témoignage des sens ; l’im-
partialité lui devient une vertu gê-
nante, car il s’agit, souvent alors, de
constater le talent réel et de blâmer,
en même temps, l’application stérile
qui en a été faite. Son humeur peut se
ressentir de la prosaïque analyse à
laquelle un sujet banal condamne son
loading ...