Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 29.1884

Seite: 366
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BIBLIOGRAPHIE

Le Songe de Poliphile, littéralement traduit pour la première fois, avec une
introduction et des notes, par Claudius Popelin, figures sur bois gravées
à nouveau par A. Primaire.

« Au moment où j’achève la correction des)épreuves de la
précédente lettre, j’apprends que M. Claudius Popelin, l’émi-
nent artiste qui, de nos jours, a restauré chez nous les grandes
traditions de l’émaillerie, va prochainement publier 1 ’Hypnë-
rotomachie en notre langue, avec la reproduction totale des
planches des éditions originales italienne et française. Le sen-
timent de satisfaction que j’éprouve à cette nouvelle est d’au-
tant plus vif que M. Popelin, appliquant son esprit, très per-
spicace et très ouvert, à certaines questions non encore réso-
lues, ne peut manquer, soit de les élucider, soit de les
présenter, tout au moins, sous un jour favorable à leur solu-
tion définitive. Une notable partie de notre public est déjà
préparée à bien accueillir une communication de cette na-
ture, qui demande, pour être appréciée à sa valeur, une édu-
cation à la fois artistique et littéraire qu’elle aidera certaine-
ment à développer. Je ne puis aujourd’hui que souhaiter la bienvenue à cette nou-
velle œuvre de l’émailleur-écrivain, et en me réservant, lorsqu’elle sera livrée à la
publicité, d’en rendre campte dans la Gazette. »

J’ai cité ces lignes. Ce sont les dernières que Benjamin Fillon ait écrites dans
ce journal où il a compté tant d’amis et laissé tant de regrets. Elles terminent
deux articles de notre collaborateur sur le So?ige de Poliphile. (Voir l’année 1879.)
En annonçant la nouvelle publication de M. Popelin, Fillon en prévoyait l’intérêt et
l’importance. Ce livre, curieux en ses points de vue multiples, avait appelé ses propres
recherches. Fillon avait longtemps étudié les nombreuses questions que soulève le
Songe de Poliphile. Son érudition s’était même inquiétée de tant de difficultés. Avec
sa modestie ordinaire, il en laissait la solution à de plus heureux que lui. Mais il
avait confiance dans l’étendue du savoir, dans la sûreté du goût, dans l’autorité du
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