Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 29.1884

Page: 293
DOI issue: DOI article: DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/gba1884_1/0308
License: Free access  - all rights reserved Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
COLLECTIONS DE M. SPITZER

(suite.)

LA VERRERIE

ans l’ensemble si complet des industries
d’art dont les merveilleux produits com-
posent les collections de diverses natures
formées avec tant de science et de goût
par M. Spitzer, et si libéralement ouvertes
par lui aux amateurs érudits et aux ar-
tistes, une de celles qui se trouvent le plus
complètement représentées est, sans con-
tredit, l’industrie du verre. C’est là surtout,
dans les vitrines qui renferment les pièces
les plus remarquables de ce que le temps
a respecté parmi les œuvres si fragiles sorties des ateliers de Damas,
d’Alexandrie ou de Murano, que l’on peut étudier dans ses différentes
manifestations, du xme au xvnc siècle, cet art privilégié qui, dès ses
débuts, avait déjà atteint à un haut degré de perfection et dont les hypo-
gées de l’ancienne Égypte et les chambres sépulcrales de Cœre ou de
Yulci nous ont conservé des spécimens qui ne le cèdent en rien à ce
que les temps plus rapprochés de nous ont produit de plus complet en
ce genre. Et cependant, quoique ce soit, de tous les arts, un de ceux qui
semblent avoir le moins souffert dans la grande conflagration où l’an-
cienne civilisation s’effondrait et disparaissait avec ce qui restait de l’em-
pire romain, un de ceux où il y ait eu le moins d’efforts à faire pour
renouer la chaîne du renouveau à celle des temps passés, il est bien dif-
ficile, dans l’état actuel de la science, de reconstituer son histoire pendant
loading ...