Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Pér. 23.1900

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PEINTRES-GRAVEURS CONTEMPORAINS

ANDRÉ-CHARLES COPPIER

Ce mois de mai va voir s’ouvrir
successivement à Paris et à Glasgow
l'exposition d'ensemble d’un artiste que
la Gazette, soucieuse de mettre en lu-
mière tous les jeunes talents, croit de
son devoir de faire figurer dans sa
galerie des graveurs contemporains.

Le mérite de M. Charles Coppier
est d'autant plus grand qu’il s’est formé
seul, n’a eu d’autre maître que ceux du
passé. Ce sont les œuvres d’art du mu-
sée d’Annecy, sa ville natale, qui lui
donnent les premières révélations du
beau, les premières leçons de dessin.
Plus tard, à Paris, où il vient à vingt
ans, en 1887, sur les conseils de Feyen-Perrin (dans l’atelier duquel
il passa une année, jusqu'à la mort de l'artiste), il continue cet
apprentissage au Cabinet des estampes : Dürer et Rembrandt ont ses
préférences, et, parmi les contemporains, GaiPard, Roilvin, MM. Rrac-
quemond, Waltner, Kœpping. Leur étude approfondie lui révèle les
procédés et les secrets de leur art; sans autre conseil que l’ensei-
gnement muet de ces maîtres, il entreprend ses premiers essais et
un beau jour, muni seulement d’une aiguille et d’un canif, grave
à l’eau-forte, d’après Rembrandt, L'Ange quittant la famille de Tobie,
planche importante, dans laquelle une suite d'accidents heureux
l’aide à rendre les empâtements et les transparences du tableau, et
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