Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 3. Pér. 23.1900

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CORRESPONDANCE D’ANGLETERRE

L'EXPOSITION VAN DYCK A LONDRES <

race à la généreuse entremise de la Royal Academy,
les amateurs qui n'ont pu se rendre à Anvers l'au-
tomne dernier sont gratifiés aujourd’hui d’une fêLe
artistique qu’ils n'auront garde de négliger, et ceux
qui firent le voyage ne se plaindront pas de voir
se renouveler l’expérience, car l’exposition de
Londres renferme à peu près toutes les meilleures
œuvres montrées à Anvers et y adjoint beaucoup de
pièces nouvelles. Notre éminent collaborateur
M. Ilymans nous a donné en son temps une admi-
rable étude sur la première exposition, où il considérait l’art de van Dyck dans
son ensemble; je me bornerai à compléter cette étude en mettant en relief
quelques pièces caractéristiques qui sont l’ornement de la seconde.

Un des morceaux les plus anciens, d'une date antérieure au voyage que
fit van Dyck en Italie en 1621, est Le Christ au jardin, ou La Trahison de Judas.
existe trois variantes de ce thème1 2, dont deux figurent à l’exposition ; la troisième
est à Madrid. Cette dernière, qui est la plus grande, a passé de tout temps pour
être le célèbre Prcndimiento, donné par van Dyck à son maîLre Rubens avant de
s’embarquer pour ITlalie. Quoi qu’il en soit, ce morceau achevé a certainement

1. Nous sommes redevables à MM. Bell et fils des documents qui illustrent cette
correspondance. MM. Bell les ont spécialement recueillis en vue du prochain volume sur
van Dyck qui paraîtra dans leur collection des Great Masters, et ont courtoisement
autorisé la Gazette à en publier quelques-uns par anticipation.

2. On dit qu’il en existe une quatrième au musée de New-York. Une réplique plus
petite appartient à M. Bankes (Kingston Lacey).
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