Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 11.1875

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EXPOSITION DE L'UNION CENTRALE

HISTOIRE DU COSTUME

salle du moyen age1

e costume militaire (suite). — Il est curieux
d'étudier à la suite de ces premiers essais par
quels tâtonnements successifs sont passés les
armuriers avant que de substituer l'armure pleine
au haubert de mailles. Il y a fallu le xive siècle
presque tout entier.

Les plaques de fer, les plates, comme on di-
sait, s'introduisent peu à peu, placées sur les;par-
ties les plus exposées. Ce sont de demi-cylindres
qui sont fixés par des courroies, par-dessus le
haubert, d'abord sur la partie extérieure du bras,
puis sur la partie intérieure de l'avant-bras. Une
coudicre de cuir ou de fer les réunissait, tandis que des disques fixés
l'un devant l'aisselle, l'autre devant la saignée, protégeaient les articu-
lations de leur ensemble assez incohérent.

Des plaques sont également attachées sur les jambes, tandis que les
cuisses restent recouvertes de braies faites d'étoffe rembourrée.

La transformation dut dépendre pour beaucoup des ressources des
chevaliers, s'il faut s'en rapporter à deux effigies contemporaines : l'une
de Jean de Yilliers, mort en 1360, à ce qu'a cru lire M. le baron F. de
Guilhermy [Inscriptions de France, t. II, p. 411), sur la dalle à demi
effacée de l'église de Domont ; l'autre de Mahin de Montmorency, dans
l'église de Taverny. Jehan de Yilliers ne porte que le simple haubert de
mailles, mais ses genoux et ses jambes sont protégés par une armure
complète qui se termine par des solerets d'écaillés sur ses pieds. Mahin de
Montmorency porte à peu près les mêmes pièces sur les jambes, mais ses

1. Voir Gazette des Beaux-Arts, t. XI, p. 337.
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