Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 15.1877

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LA MISE AU TOMBEAU

DU

TITIEN

A Mise au tombeau du Titien, l’un des
plus beaux tableaux du Salon carré
du Louvre, n’a pas été gravée aussi
souvent qu’on pourrait le croire. Ma-
riette (Abecedario; V, 310) en signale
une première estampe, « gravée par
Fr. Chauveau pour M, Jabach, dans le
temps que ce curieux étoit en posses-
sion du tableau ». Elle doit être bien
rare puisque nous ne l’avons pas
trouvée au Cabinet des Estampes b
La seconde gravure et, jusqu’à celle de M. de Mare, la plus impor-
tante est l’œuvre du graveur parisien Gilles Rousselet, l’ami et l’inter-
prète ordinaire de Le Brun, qui lui rendit plus tard de toutes manières
les secours qu’il en avait reçus dans sa jeunesse et qui, « lorsque
M. Colbert eut entrepris de faire graver les tableaux du Roi, eut soin de
lui en faire distribuer plusieurs des principaux ». Rousselet perdit la
vue peu après et mourut à soixante-douze ans, en juillet 1686, Con-
seiller de l’Académie de peinture, dans laquelle il avait été reçu le
20 mars 1663, le même jour précisément que François Chauveau. Sa
grande planche, car elle a 0m,385 de hauteur sur 0m,565 de largeur,
est importante. Elle n’a pas le brillant et l’éclat de la Nappe d’Antoine
Masson, gravée en même temps d’après nos Pèlerins d’Emmaüs, du
même Titien, et les têtes, qui en sont la partie faible, n’ont pas assez le 4

4. La gravure de nos Pèlerins d’Emmaüs, d’après le tableau in œdibus Jaba-
chianis,est datée de 4656. (Mundler, Notice critique du Catalogue du Louvre, p. 208).
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