Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 15.1877

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LA CONSERVATION

DU

PALAIS DES TUILERIE S

ous ceux qui trouvent que les chan-
gements de la politique et du goût ont
jonché notre sol de trop de ruines
applaudiront à la résolution prise par
la commission du palais des Tuileries
de le conserver debout. Ceux enfin qui
aiment mieux voir consolider que res-
taurer, et restaurer que refaire, la félici-
teront d’avoir conseillé de toucher le
moins possible au vieux monument, une
des œuvres les plus remarquables de la Renaissance.

On ne l’aperçoit guère à distance, il est vrai, écrasée sous les fas-
tueuses superfétations du xvne siècle, mais elle existe cependant pour
qui veut l’étudier de près. Il a reçu, en effet, bien des additions, subi
bien des transformations ce palais que Philibert de l’Orme avait projeté
si vaste, qu’il commença en 156û, et dont il n’exécuta pas même un des
côtés avant que de mourir en 1570. Son plan enceignait un vaste rectangle
dont la surface, qui ne clerait être guère moins grande que celle du Car-
rousel, était elle-même subdivisée par d’autres constructions en cinq
cours, une grande, centrale, flanquée de chaque côté de deux petites,
en outre de deux manèges.

De tout cet ensemble Philibert de l’Orme n’édifia que la partie centrale
du bâtiment en façade sur le jardin, lequel se compose du massif formant
avant-corps, supportant un dôme, et de deux ailes latérales que longe
un portique sur le jardin.
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