Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 15.1877

Page: 329
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exécution des plus simples; il ne coûtera rien. Je vais essayer de le
démontrer.

Dire qu’en France nous manquons d’esprit dn suite, ce n’est pas
risquer un paradoxe bien compromettant. Nous avons le génie inventif,
nous ouvrons la voie, nous allons même jusqu’à poser les premiers
jalons; vienne un caprice, une mode nouvelle, une révolution, adieu
les projets de la veille et le chemin commencé! On se jette à la décou-
verte, à gauche ou à droite suivant le cas, et l’on recommence de plus
belle.

Sur quoi les Anglais, qui ne laissent rien à l’aventure, s’empressent
de recueillir l’invention perdue, l’adoptent, l’élèvent, la font grandir
tranquillement, sans tapage, et, quand l’œuvre est achevée aux applau-
dissements du monde, nous sommes tout étonnés de n’avoir pas su en
faire autant.

On l’a dit depuis longtemps, le Français invente, l’Anglais per-
fectionne. Dusommerard invente le « Musée des arts décoratifs... » et
l’Angleterre fonde Kensington.

XV. — 2e PÉRIODE.

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