Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 16.1877

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LES

AQUARELLES, DESSINS ET GRAVURES

AU SALON DE 1877

’administbation des Beaux-Arts s’est
fait un peu tirer l’oreille, mais enfin elle
est arrivée à résipiscence. Remercions-la,
sans y regarder de trop près. A l’extré-
mité des salles de peinture, elle a ouvert
un petit salon à quelques-uns des princi-
paux dessins et des principales aquarelles.
Ce petit salon, arrangé avec goût et une
certaine coquetterie, a obtenu d’emblée la
faveur publique. On est venu s’y reposer,
comme dans une sorte de fraîche oasis des fatigues de la galerie. Tous
ceux qui l’avaient réclamé avec énergie ont été enchantés de l’innova-
tion ; tout le monde a été agréablement surpris. Il en faudra faire
autant pour le reste des dessins et des aquarelles, sous peine d’éveiller
les plus noires jalousies, et pour les gravures qui ont droit aussi à ne
pas être sacrifiées. De l’architecture, qui a les bras longs, nous n’en
sommes pas en peine; le jour où elle se sentira trop mal à l’aise dans
le long couloir qui lui est consacré, elle saura changer de place; ce
qu’elle a déjà fait d’ailleurs.

Du même coup, l’exposition des aquarelles en a paru meilleure et
plus brillante. C’est probablement une illusion de groupement et d’ar-
rangement ; car, à bien prendre, elle ne révèle aucun nom nouveau,
aucune tentative franche et originale de la part des jeunes. Nous l’avons
dit plusieurs fois et nous le répéterons avec tristesse, il n’existe pas
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