Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 16.1877

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DAVID D’ANGERS

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LA SCULPTURE MONUMENTALE

M. Charles Blanc, à cette même place, consta-
tait, il y a quelque clix ans, que Duret n’a pas eu
le sens de la sculpture monumentale au même degré
que Pradier, Rude et David d’Angers.

Plus d’un critique a rendu justice à Pradier. Le
haut-relief de Rude sur l’Arc de l’Étoile lui a valu
le renom d’un grand sculpteur en pierre vive. David
d’Angers, moins heureux que ses émules, pour avoir
été plus fécond et plus personnel, n’est pas aussi
connu par ses œuvres monumentales que par ses mé-
dailles. C’est que l’œuvre du maître, très-dispersé,
est immense : on y compte plus de douze cents pièces,
et, pour les bien juger, il faut, ou visiter longue-
ment le musée David, à Angers, ou entreprendre de
chercher la trace du sculpteur à travers la France.
Dérision de la gloire! Notre siècle aura vu le descendant de Puget, et cet
homme, que l’Institut a possédé pendant trente années, est moins popu-
laire à Paris qu’à Marseille, à Béziers, à Rouen, à Strasbourg.

Pierre-Jean David est né à Angers le 12 mars 1788. Il est mort à
Paris le 5 janvier 1856, après avoir été élu membre de l’Académie

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