Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 16.1877

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MUSÉE DE LILLE1

LE MUSÉE WICAR

(cinquième article)

ÉCOLE FLORENTINE (suite).

accio Bandinelli. — Vasari avait en
haute estime les dessins de Bandinelli.
Sans être tout à fait de son avis, je
reconnais que ceux qui sont authen-
tiques, et ils ne sont pas rares, intéres-
sent, sinon par leur style qui manque
de sobriété, du moins par leur facture
qui est toujours brillante. Ils sont ceux
d’un sculpteur rompu à toutes les sur-
prises du modelé, à tous les mouve-
ments des muscles ; il exagère quelque-
fois les défauts de son contemporain Michel-Ange, mais il est le seul, à
ce moment, qui approche de sa force et de sa science. On a beaucoup, et
avec raison, parlé de l’exagération et de l’endure de sa manière; on n’ou-
blie pas surtout, en prononçant son nom, l’accusation si grave de Yasari
au sujet de la lacération du carton de la Guerre des Pisans; mais, en
somme, il faut bien tenir compte de quelques superbes morceaux de
marbre et surtout de quelques dessins plus beaux encore, ainsi que le
témoignent les dessins conservés au Louvre. Yasari en possédait un
grand nombre faits à la plume. Ceux de Wicar ne sont pas irrépro-
chables.

là. — Allégorie qui paraît représenter le Temps sous les yeux duquel

Voir Gazette des Beaux-Arts, 2e période, t. XIY, p. 406, t, XV, p. 80, 386 et
t. XVI, p. 393.
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