Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 16.1877

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LES SCEAUX DES ARCHIVES NATIONALES

LE COSTUME SACERDOTAL

es sceaux ecclésiastiques, dès l’année 1067, repré-
sentent des évêques en costume liturgique. Ces hauts
dignitaires de l’Église, étant investis du pouvoir de
conférer tous les ordres, portent, en signe de ce pou-
voir, tous les vêtements de l’officiant. Chaque prélat
nous apparaît avec l’amict, l’aube, la dalmatique et
la chasuble, l’étole et le manipule; coiffé de la mitre,
ganté, il tient sa crosse de la main gauche, et de la
droite, où l’on distingue l’anneau pastoral, il bénit.
Ces figures épiscopales qui se succèdent pendant
une période de plus de quatre siècles offrent, comme on le voit, tous les
éléments propres à l’étude de l’habit sacerdotal au moyen âge. Je vais,
d’après elles, examiner séparément ses diverses parties. Je mettrai aussi
à contribution les sceaux des ordres qui, n’ayant pas droit à la chasuble,
laissent apercevoir l’aube et la dalmatique dans leur entier. Enfin les
types des officiers de chapitre nous renseigneront sur la chape, le
manteau d’apparat adopté par l’Église.

l’amict.

Le premier vêtement que le prêtre officiant passe sur l’habit civil,
l’amict, consiste en une toile fine, rectangulaire, brodée d’une croix à son
centre et munie de deux cordons fixés aux extrémités d’un des petits
côtés. Le prêtre, prenant l’amict par les deux angles où sont attachés les
cordons, l’élève au-dessus de sa tête et le place sur ses épaules en bor-
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