Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 16.1877

Page: 355
DOI issue: DOI article: DOI Page: Citation link: 
https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/gba1877_2/0370
License: Free access  - all rights reserved Use / Order
0.5
1 cm
facsimile
POST-SCRIPTUM

AU SALON DE PEINTURE

ne question importante et délicate pré-
occupe depuis plusieurs années les es-
prits soucieux des grands intérêts de
l’art.

Il s’agit des Salons annuels et de leur
mauvaise influence qui tend à abaisser
toujours le niveau du talent, du goût, du
style ou de l’originalité, car ils mul-
tiplient outre mesure le nombre des
œuvres et des artistes inférieurs.

Personnellement nous pensons que
Part n’a pas besoin de tutelle, et nous préférons un système de liberté
qui laisserait les artistes s’organiser comme bon leur semblerait. Mais
dès qu’une tutelle existe, nous sommes d’accord avec tout le monde pour
demander quelle s’exerce nettement et même sévèrement.

Depuis 1830, l’expérience des Salons annuels est faite, et aux
dépens de l’art. Au contraire, le régime des Salons espacés n’a pas
été expérimenté, car on ne peut considérer comme une période d’essai
décisif celle qui s’écoula de 1S53 à 1861, et où l’on ne compte que
quelques expositions dont l’une fut universelle. Quatre expositions
bisannuelles ne suffisent pas pour démontrer que le régime qu’elles
représentent est bon ou mauvais. Mais les trente expositions annuelles
qui ont eu lieu par séries, depuis 1833, ont suffi à très-bien établir que
le système actuel est fâcheux. Nous ne toucherons à la question que par
des arguments prudents et sûrs, hâtons-nous de le dire. Si nous réel a-
loading ...