Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 16.1877

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LES NOUVEAUX LIVRES ILLUSTRÉS

LIBRAIRIE FIRMIN-DIDOT

es études historiques du bibliophile Jacob ont
obtenu un tel succès dans le public, que tout
nouvel ouvrage du même genre, émanant de
cette plume féconde, se recommande de lui-
même. Ces livres ne sont pas faits pour les sa-
vants : ils s’adressent aux gens du monde, à la
jeunesse, à tous ceux, en un mot, qui, n’ayant
aucune prétention à spécialiser leurs études,
ont la curiosité éveillée sur toutes les connais-
sances de bon aloi.

Quel autre serait mieux placé que M. Paul
Lacroix pour satisfaire aux exigences de cette vulgarisation élevée? Nul ne sait
donner a l’érudition une forme plus aimable, et il a cette qualité rare de dispenser,
avec une grande sûreté de jugement et de goût les richesses du vaste savoir qu’il a
en lui.

Il y a trois ans, M. Paul Lacroix publiait un premier volume sur le xvme siècle,
dans lequel il embrassait l’étude des 1nstitillions, Usages et Costumes. Le complé-
ment de cet ouvrage va paraître dans quelques jours. Il renferme l’histoire des Lettres,
Sciences et Arts, en France, de 1700 à 1789, c’est-à-dire que, pour parler seulement
de la peinture, il commence au moment où Mignard vient de mourir et s’arrête aux
débuts de Prud’hon, à l’apogée de la gloire de David. Cette période, il n’est pas besoin
de le dire, est une des plus brillantes qu’ait connues l’art national; elle se distingue,
en tout cas, par l’originalité absolue, l’individualité propre des œuvres qu’elle a
enfantées : on peut lui contester la grandeur, on ne saurait lui refuser l’esprit et le
charme.

Si gros qu’il soit, le livre de M. Paul Lacroix ne pouvait suffire à présenter l’his-
torique complet de toutes les manifestations de l’art au xvmc siècle, d’autant moins
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