Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 16.1877

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A PROPOS

d’un

PASSAGE DE PLUTARQUE1

(deuxième et dernier article)

III.

’artiste avait enfin trouvé sa place au soleil,
mais le brevet d’Académicien n’était pas un
talisman destiné à le transformer du jour au
lendemain. Un nouveau régime ne s’implante
pas sans opposition ; il faut compter sur la
routine, les habitudes prises. Ainsi tous les
gens de lettres ne pensaient pas comme Fure-
tière, et s’en tenaient encore aux anciennes
définitions. La première édition du Dictionnaire de VAcadémie (169/U)
contient cet article singulier que l’on dirait inspiré par Abeilard ou quel-
qu’un des siens : « On appelle arts libéraux, les arts qui peuvent être
pratiqués par un homme de condition libre et ingénue et sans machines.
Ils sont opposés aux arts méchaniques. La Grammaire, la Rhétorique, la
Dialectique, l’Arithmétique, la Musique, la Géométrie et l’Astronomie
sont les sept arts libéraux. » Sur quoi Furetière ne manque pas de
prendre à partie ses anciens collègues : « Ils sont tous Poètes, dit-il 1 2 3,

1. Voir la Gazelle des Beaux-Arts, 2e période, t. XIV, p. 204.

2. Les premières feuilles s’arrêtant à la lettre M sont imprimées, en 1672, chez
Petit, libraire de l’Académie.

3. Factums de Furetière, Ed. Asselineau, I, 181.
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