Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 17.1878

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DIANE DE POITIERS



ET

SON GOUT DANS LES ARTS

(premier article.)

I. Au commencement de ce siècle on ne
pouvait, à propos d'Anet, que se souvenir des
paroles d'Eschyle : « Les autels sont détruits,
les statues ont été arrachées de leurs bases et
brisées en morceaux. » On sauva ce qu'on put :
la Diane de Goujon, le bas-relief de Cellini, les
émaux et les statues d'Apôtres de la chapelle,
le portail central du bâtiment du fond de la cour,
qu'Alexandre Lenoir fit si heureusement remonter aux Petits-Augustins et
qui est l'honneur de la cour de l'École des Beaux-Arts1. Mais Anet n'était
plus qu'une ruine. Il n'avait plus sa cour carrée, composée de trois bâti-
ments et fermée d'une entrée sur le quatrième côté comme encore à

4. « Une belle statue de plomb sculptée par Pi galle, et que H... comptait faire fondre
pour en faire des balles, a été envoyée à Dreux et de là à Paris, ainsi qu'un Gladia-
teur en bronze, copie du Gladiateur du Belvédère. » Rapport aux administrateurs du
district de Dreux, '1795 (Lefcvre, p. 84). C'est le beau Mercure rattachant ses talon-
nières dont le marbre est dans les jardins de Sans-Souci; le plomb a été longtemps
dans le jardin du Luxembourg, en face de l'Orangerie, où il se détériorait. Ou l'a
heureusement transporté au Louvre.

XVII. — 2° PÉRIODE. 37
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