Gazette des beaux-arts: la doyenne des revues d'art — 2.Pér. 17.1878

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UNE VISITE

AUX

MUSÉES DE LONDRES

E N 1 8 7 G 1

(fin)

LA NATIONAL GALLES Y

ÉCOLE FRANÇAISE.
XXXI.

claude lorrain, le guaspre, etc.

yec Claude Lorrain, nous entrons
quelque peu clans le pays des rêves. Il
peint par excellence l'air et l'espace,
mais les somptueux édifices dont il
orne ses ports de mer tiennent de sa
fantaisie au moins autant que de la
réalité. Les figures qu'il introduit dans
ses paysages, et que seul il pouvait
envelopper de lumière, sont le plus
souvent sans signification précise. Si,
sur les tableaux dont nous allons
parler, il n'avait pas pris soin d'écrire lui-même le sujet qu'il a
voulu représenter, il serait bien difficile d'y voir soit Y Embarquement
de la Reine de Saba, soit les Noces d'Isaac et de Rebecca. A vrai dire,
son principal, nous dirions presque son seul personnage, c'est le soleil.
Il est toujours là, vivifiant les compositions du maître, et toujours plein
de réalité et de puissance, soit que la brise du matin fasse scintiller les
gouttes de rosée dans les feuilles des arbres et les herbes des prairies,

1. Voir la Gazelle des Beaux-Arts, 2e période, t. XV. p. 1, '135, .238, 449, 590:
t. XVII, p. 5, 1-10, 234 et 305.
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